Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 11 mars : impressions nordiques

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Aslak, le petit lapon

Aslak, le petit lapon

Durant cette émission, j’effeuille les subtilités de la couleur bleue, l’histoire de cette couleur céleste ainsi que sa symbolique. J’évoque également l’évolution des goûts et des sensibilités, tout en interrogeant la qualité des pigments. Je glisse parfois aussi des rêves de lumières bleues et des émotions de voyages. Lors de l’émission du 11 mars, je glisserai entre imaginaire et souvenirs.

Le livre fétiche de mon enfance s’intitule Aslak le petit lapon (1). Je crois bien qu’il a conduit la plupart de mes rêves de voyage, la quête des contrées en blanc et bleu, l’envie du scintillement  de la neige et du ciel. Le livre, le rêve et la réalité se confondent ; je fais mal la part des choses.

Aslak le petit lapon est un des livres de la journaliste Dominique Darbois. Publié chez Nathan en 1964, il entre dans une série de livres photos sur les enfants du monde qui a marqué beaucoup d’enfants de ma génération.

Je l’ai lu et relu, au point d’être habitée par ces paysages de neige. Malgré les photos en noir et blanc, je les ai vus dans mon imagination d’enfant, tout en blanc et bleu. Très jeune j’ai passé, pour cause de maladie, quelques séjours en pays d’hiver. Étourdie de liberté, j’ai marché, dans la neige, émerveillée par la lumière et le bleu du ciel.

Beaucoup plus tard, j’ai éprouvé la rencontre des ces deux couleurs dans les reflets bleus des glaciers de Norvège. Par un jour de ciel sans nuage, j’ai survolé le Groenland et le Labrador après une tempête qui avait encore souligné le blanc de la glace et les déchirures de la mer, tellement bleue.

Impressions nordiquesJ’ai entendu le crissement des patins du traîneau d’Aslak sur la neige luisante. Et, par un petit matin de février, j’ai ressenti cette sensation ; décor en blanc et bleu sur l’île d’Orléans.

J’ai touché l’écorce des bouleaux et n’ai eu de cesse de retrouver ces paysages. J’habite aujourd’hui un village qui regarde la montagne ; les coteaux sont couverts de bouleaux et parfois, j’utilise ce bois comme support pour mes icônes. Au temps des vacances, je file vers les pays du Nord, le plus près possible du blanc et du bleu, le plus près possible d’Aslak.

En rêve, j’ai senti le poil clair et rêche des rennes. Les animaux se confondent avec la neige, comme parfois, le réel et l’imaginaire. Ainsi le raconte Jacques Poulin, auteur québécois, dans La traduction est une histoire d’amour, à propos du renard polaire natif des régions arctiques (p. 57).

« Dans me rêves, je voyais souvent un renard bleu. C’était probablement celui qui s’appelle isatis (d’après mon Petit Larousse) et qui vit dans les régions arctiques. Il n’est pas vraiment bleu, mais la lune ou le soleil de minuit allument des reflets bleutés sur son poil gris ».

Pour retrouver les fréquences de RCF Isère, cliquez ici. 

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Auteur : elisabethlamour

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