Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’exposition à Brié : 11 au 13 octobre

1 commentaire

iconesL’exposition à Brié a été un très beau moment…

Nous avons installé vendredi 11 au matin pour ouvrir les portes à 14 h. Nous étions neuf à présenter nos travaux : Christian, Annie, Solange, Blandine, Renée, Nicolas, Jean, Hélène et moi.

Pour trouver la salle du Mail en venant de Grenoble, le plus simple est de passer par Eybens, puis prendre la route Napoléon direction Vizille. À Tavernolles (hameau de Brié), on trouve un rond-point (qui permet à droite d’aller vers le golf et Haute-Jarrie).  Prendre à gauche à ce rond-point  (petit centre commercial avec une pharmacie, un bistrot, des places de parking…) :  c’est là !

Un délicieux apéritif/vernissage (merci Yvonne !) a permis de présenter notre travail et de dire quelques mots sur le choix du titre Par la main, le cœur, le souffle.

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Tout est prêt pour accueillir les premiers visiteurs

Puis Annie a lu les réponses qu’elle a données à un entretien :

D’où vous vient cette passion ?

« En octobre 2004, sur RCF (Radio Chrétienne en France) j’ai entendu Élisabeth parler de son travail d’iconographe. Dans ses paroles, j’ai surtout été touchée par la démarche spirituelle accompagnant la technique : chaque geste de l’iconographe a du sens. Attirée par ce travail, et poussée peut-être inconsciemment par mes origines grecques, j’ai pris le risque de me lancer, sans être une artiste ! Élisabeth m’a encouragée. »

Il est donc possible de réaliser une icône sans être doué pour le dessin ?

la grande table de travail

La grande table de travail

« Oui, car l’icône n’est pas d’abord une œuvre d’art. C’est plutôt la découverte humble d’une présence, d’une rencontre avec le personnage à peindre et une invitation à prier avec lui. Il m’a fallu apprendre à combiner la technique, la respiration et la prière. On peint à un rythme lent, celui du souffle, c’est pour moi ce qui reste le plus difficile. Mystérieusement, on ne peint pas seul (…). C’est pour cela qu’une icône n’est jamais signée ; une fois finie, elle ne nous appartient plus. Cette démarche nous implique profondément et c’est, tout de suite, que la joie de peindre est venue malgré mes difficultés à dessiner. »

Pratiquement, comment opérez-vous ?

« Le choix du sujet ne se fait pas au hasard. Le visage du Christ est le premier sujet, puis un visage de ¾ etc… Malgré une certaine progression imposée, c’est toujours ce que l’on vit de façon profonde qui pousse vers un modèle. L’icône choisie s’impose souvent au bon moment pour délivrer le message dont on a besoin ! Au départ, il y a un

Icônes de la Transfiguration réalisées par des élèves à partir du mme modèle

Icônes de la Transfiguration réalisées par des élèves à partir du même modèle

gros travail de dessin sur papier. Puis vient l’instant émouvant où l’on commence à peindre sur la planche, avec des pigments écrasés dans du jaune d’œuf. La première teinte est foncée sur tout la création (personnages, arbres, eau…). Elle rappelle la glaise des origines (Livre de la Genèse). Puis l’ocre rouge va donner la vie. À ce moment-là, les visages commencent à apparaître avec tout leur mystère, c’est très beau. Ensuite, avec de l’ocre jaune puis du blanc, on « monte en lumière ». Dans cette « montée », le personnage se révèle peu à peu et nous fait partager sa lumière. Cette étape donne beaucoup de joie. »

"la joie de répandre les icônes"

La joie de répandre les icônes 

Le regard dans les icônes ?

« Poser le regard est le dernier geste de l’iconographe. Alors, l’icône nous regarde ! Celle-ci est  » réussie »  si elle touche le cœur et invite à la prière. Elle n’est jamais parfaite, elle traduit ce que nous sommes avec nos richesses et nos fragilités. Les enfants sont souvent plus sensibles que les adultes à l’expression de ce regard,

L’icône n’est pas comme une photo instantanée : elle résume la vie du personnage (…) »

Votre enthousiasme est communicatif…

« C’est vrai, j’éprouve une très grande joie à peindre une icône et à l’offrir. Peut-être sera-t-elle, dans une maison, une présence de l’invisible ? »

Une partie de notre petite équipe

Une partie de notre petite équipe

Annie Serra-Tosio, interview réalisée par Monique Perrisin

Article Dauphiné

Article Dauphiné

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Une réflexion sur “L’exposition à Brié : 11 au 13 octobre

  1. Super. A tout à l’heure Bisous

    Solange Soury-Lavergne

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