Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 21 octobre : Verlaine et le bleu

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Pour la 3e année, je vous propose l’émission TOUT EN NUANCES tous les lundis à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère.

Durant cette émission, j’effeuille les subtilités de la couleur bleue, l’histoire de cette couleur céleste ainsi que sa symbolique. J’évoque également l’évolution des goûts et des sensibilités, tout en interrogeant la qualité des pigments. Je glisse parfois aussi mes rêves de lumières bleues, de tableaux et de vagues.

Vous pouvez retrouver les titres de toutes les émissions passées en cliquant ici et écouter celle-ci en podcast sur le site de RCF Isère.

"Je ne crois qu'aux heures bleues
 et roses"

« Je ne crois qu’aux heures bleues
 et roses »

Le 21 octobre, nous évoquerons le poète Paul Verlaine (..). Son œuvre offre une dizaine de courts recueils écrits pour l’essentiel avant 1880. Il y cultive une tonalité mélancolique qui semble faite pour le bleu, une sorte de poésie impressionniste, nostalgique, bercée par ses états d’âme. J’ai trouvé par hasard un ouvrage collectif, une table des concordances rythmiques et syntaxiques de sa poésie. Il s’avère que Verlaine utilise au moins dix-huit fois le mot bleu dans ses poèmes. Presque à chaque fois, il associe l’adjectif bleu avec le mot ciel ou le mot infini. Une des strophes les plus connues est issue de recueil La Sagesse qui a été publié en 1881, et comprend des textes écrits en prison, ou juste après.

« Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme »

Écoutons encore, dans le recueil Chansons pour elle :

« Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu’en tes grands yeux.
Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux songes.
Moi je ne crois qu’en tes mensonges.
Tu crois en un vague Dieu,
En quelque saint spécial,
En tel Ave contre tel mal.
Je ne crois qu’aux heures bleues
Et roses que tu m’épanches
Dans la volupté des nuits blanches !

 »

Une fois, Verlaine nomme une nuance : il est question du bleu de Prusse, mais la connotation est rude ; il s’agit de la couleur des yeux d’une dame, d ’yeux froids à l’éclat insolent et dur du diamant…

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Auteur : elisabethlamour

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