Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 23 décembre : la Route bleue (2) (Kenneth White)

Poster un commentaire

Pour la 3e année, je vous propose l’émission TOUT EN NUANCES tous les lundis à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère. Durant cette émission, j’effeuille les subtilités de la couleur bleue, l’histoire de cette couleur céleste ainsi que sa symbolique. J’évoque également l’évolution des goûts et des sensibilités, tout en interrogeant la qualité des pigments. Je glisse parfois aussi mes rêves de lumières bleues, de tableaux et de vagues.

Vous pouvez retrouver les titres de toutes les émissions passées en cliquant ici , puis écouter celle-ci en podcast à partir de lundi sur le site de RCF Isère.

J’ai présenté la semaine dernière  la préface de La Route bleue de Kenneth White, publié chez Grasset en 1983. J’ai lu ce livre un peu abrupt d’une traite. L’auteur y raconte l’absurde désir de parcourir le Labrador dans les années quatre-vingt, attiré par une force irrésistible. Car il n’y a pas grand-chose à voir : des routes – interminables, des petites villes industrielles improbables et sans autre charme que d’être des bouts du monde, des hôtels miteux… il décrit tout cela à la lumière du mot « bleu », qui revient tout le temps. Je connais et je partage cette attirance (…) J’ai sélectionné un autre extrait. Ambiance :

Halite bleue, Iles de la Madeleine, août 2013

Halite bleue (Pierre de sel), Iles de la Madeleine, août 2013

« Des images bleues surgissent sur mon chemin de temps à autre, en rêve ou dans la réalité.
Cela a commencé à Glasgow. Le sari bleu sur le pont.
Puis j’ai fait un rêve dans lequel j’ai vu une pierre, et la pierre s’est brisée, et de l’intérieur sortait une étrange lumière bleue.
Et puis il y eut le matin où, dans le jardin botanique de Glasgow, je suis tombé en arrêt devant les fleurs bleues du pavot tibétain.
Ces apparitions ont lieu en général dans des périodes de détresse, quand je me sens dérouté.
Ce fut le cas récemment, alors que je me tenais à la fenêtre d’une maison en Bretagne : un geai bleu s’est posé juste en face.
Ces signes bleus me remettent sur le chemin profond.
(…)
Il vente sur l’Ungava, et c’est une longue soirée à Fort Chimo, quelque part dans la grande nuit du monde.
À quelques mètres de là – des bribes me parviennent par instants –, un orchestre rock esquimau joue Polar Blues.
Toute la nuit je reste assis à la fenêtre. »

p.208

Publicités

Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s