Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le batik, le bleu de Chine et des îles Opalines (émission du 14 avril)

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Magasin batiks Qibao

Magasin batiks Qibao

Pour la 3e année, je vous propose l’émission TOUT EN NUANCES tous les lundis à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère. Durant cette émission, j’effeuille les subtilités de la couleur bleue, l’histoire de cette couleur céleste ainsi que sa symbolique. J’évoque également l’évolution des goûts et des sensibilités, tout en interrogeant la qualité des pigments. Je glisse parfois aussi mes rêves de lumières bleues, de tableaux et de vagues.
Vous pouvez retrouver les titres de toutes les émissions passées en cliquant ici , puis écouter celle-ci en podcast à partir de lundi sur le site de RCF Isère.

Pour moi, le bleu, c’est aussi l’horizon lointain, la ligne du ciel ou de la mer, les voyages de Marco Polo comme ceux de mes amis, un bateau qui s’éloigne, les nuages qui s’étirent, le reflet de la mer. Je pense à cette chanson de Maxime le Forestier :

« Un bateau de bois
Emporte papa
Tout au bout d´la Terre
Il verra la Chine
Et les îles opalines
(…)
Il me rapportera une bille de verre
Et un ver à soie. »

Je pense à la Chine et à la photo d’un magasin de batik, à Qibao, la quartier ancien de Shanghai, envoyée par une de mes amies, et qui m’a fait rêver. Le batik et le tissu imprimé en bleu indigo font partie de l’artisanat asiatique traditionnel de Chine. Cette technique est utilisée pour réaliser des tissus qui deviennent des robes, des tuniques, des rideaux, des couvertures, des foulards ou des ceintures.

Pour obtenir le batik, on dessine sur un tissu blanc des motifs géométriques, des fleurs, des oiseaux, des poissons ou des insectes. Puis on applique de la cire fondue sur le tissu avant de le tremper dans le colorant indigo. Lorsque le tissu prend la tonalité espérée, on le sort et on le laisse sécher à l’ombre. Enfin, on met le tissu à bouillir dans de l’eau afin d’enlever la cire. Le colorant entre néanmoins dans les fissures de la cire, assez cassante, produisant une belle impression, parfois inattendue, comme des fissures sur un lac gelé.

Les Chinois produisent plusieurs types de batik, monochrome ou de plusieurs couleurs, avec des spécialités et des couleurs spécifiques de certaines régions, certaines traditions et aussi un tissu imprimé en bleu indigo, réalisé selon une autre technique.

Moi, j’ai regardé la photo envoyée par mon amie, et j’ai rêvé. J’ai vu courir des enfants et des femmes vêtues de bleu, s’interpellant dans une langue inconnue ; j’ai entendu encore une fois les paroles de la chanson : « Il me rapportera une bille de verre Et un ver à soie. » et me suis demandé où étaient ces îles Opalines…

Article du 14 avril 2014

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

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