Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le rouge, couleur de l’ambivalence (émission du 8 septembre)

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Après trois années passées avec les pigments bleus, découvrons dans l’émission Tout en nuances (chaque lundi sur RCF isère -103.7- à 8h35 et juste après 11h) une couleur très différente : le rouge. On peut écouter en podcast les anciennes émissions sur le site de RCF Isère.

Comme nous l’avions constaté pour le bleu, la couleur rouge véhicule une forte puissance symbolique caractérisée par son ambivalence.

détail d'un tableau de Julia Stankova (l'hospitalité d'Abraham)

détail d’un tableau de Julia Stankova (l’hospitalité d’Abraham)

Ainsi, le rouge évoque-t-il la vie, comme le sang qui coule dans nos veines, mais quand le sang s’échappe, se répand, c’est la mort qui s’annonce.

La couleur rouge est associée à l’ardeur, au courage, à la fougue, à l’éclat, à l’action, à l’amour, et surtout à la passion. Allant de la vie à la vitalité, c’est la couleur de la jeunesse, de la vitesse, de l’exaltation.

Mais le sang de la vie est aussi celui de la mort, de la violence et de la haine, du martyre, de la colère, du danger, du péché, de l’interdit et de la sanction…

Ne dit-on pas voir rouge, ou être rouge de colère ? Le stop, l’interdit, le feu rouge, le carton rouge, le drapeau rouge de la plage ou les comptes en rouge signifient dans l’inconscient l’alerte, le danger et la nécessité impérieuse d’arrêt.

Le rouge est la couleur de la robe de la prostituée, de la lanterne des anciennes maisons closes ; c’est une couleur de séduction associée au « rouge à lèvres ». Il est aussi la couleur du peuple, des luttes sociales et des libérations, de la révolution, du communisme. Pensons au drapeau rouge, au carré rouge des mouvements étudiants québécois, ou encore au poème d’Aragon, l’Affiche rouge, sur lequel nous reviendrons.

Le rouge n’évoque pas seulement une couleur mais suffit à signifier autre chose : quand on dit d’une personne c’est un rouge ou lorsqu’on demande : « veux-tu un peu de rouge ?», on comprend très bien de quoi il est question, du révolutionnaire au sang de la terre.

Evidemment, cette ambivalence, ou plutôt cette polarité est inscrite dans la sens de la communion : le sang du Christ devient source de vie, le passage indicible entre la mort et le renouveau.

Toutes les couleurs portent un sens premier et des résonnances contraires, mais je crois que le rouge est un exemple extrême, la couleur même de l’ambivalence.

Article du 8 septembre 2014

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

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