Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 15 septembre : le rouge dans l’icône

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Après trois années passées avec les pigments bleus, découvrons dans l’émission Tout en nuances (chaque lundi sur RCF isère -103.7- à 8h35 et juste après 11h) une couleur très différente : le rouge. On peut écouter en podcast les anciennes émissions sur le site de RCF Isère.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe rouge, nous l’avons vu, est la couleur symboliquement la plus éloignée du bleu. Aussi, dans la peinture de l’icône, utilise-t-on ces deux couleurs en opposition. Le bleu représente la dimension céleste, divine tandis que le rouge évoque l’humanité ou le sang des martyrs.

Ainsi, le Christ est-il toujours revêtu d’une robe rouge sur laquelle est posé un manteau bleu. Cela veut signifier que son humanité est recouverte de divinité en quelque sorte. Les deux couleurs ne sont pas mélangées dans les vêtements du Christ qui n’est pas représenté en violet. Cela est en accord avec les déclarations conciliaires : le Christ est à la fois Dieu et homme sans mélange ni confusion. Les actes du concile de Chalcédoine – aussi appelé 4° concile œcuménique, réuni en 451 le souligne en ces termes : « Un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union… »

En revanche, l’utilisation des ces deux couleurs répond à une logique très différente pour ce qui concerne la Vierge. La couleur de fond de son manteau est un mélange de rouge et de bleu, comme pour signifier qu’elle est l’être humain qui s’est le plus approchée de sa destinée divine.

Quant aux cadres de l’icône très souvent rehaussés de rouge, ils évoquent le sang des martyrs. Nous reviendrons dans une autre émission sur certains fonds rouges, caractéristiques de l’école de Novgorod.

Cette symbolique n’est pas exclusive à l’icône : ainsi, la robe rouge portée sous un manteau ou sous une cape bleue est-elle présente dans le Tarot, dans la figure de l’Hermite, de la papesse et de l’Impératrice. C’est une toute autre histoire, mais qui témoigne d’une de ces curieuses rencontres du langage symbolique.

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Auteur : elisabethlamour

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