Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 22 septembre : l’ocre rouge

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ocre rouge

ocre rouge ercolano

Après trois années passées avec les pigments bleus, découvrons dans l’émission Tout en nuances (chaque lundi sur RCF isère -103.7- à 8h35 et juste après 11h) une couleur très différente : le rouge.

L’emploi de terres colorées est très ancien dans l’histoire des hommes, qu’il s’agisse d’orner le corps ou de peindre parois et murs. Les couleurs les plus anciennement utilisées par les artistes sont le noir (noir de fumée, noir d’os), le blanc (la craie), l’ocre jaune et l’ocre rouge. On pense même que l’ocre rouge serait le premier pigment utilisé par l’homme, avec sa main trempée de couleur posée sur les murs de la caverne. On a retrouvé des fragments d’ocre rouge, ainsi qu’un broyeur en basalte près de Nazareth, dans une des plus anciennes traces de sépultures connues datant de 900 000 av JC.

Ces ocres ne sont pas des couleurs vives, mais des couleurs stables, qui ont plutôt bien traversé le temps. Ces terres sont liées tantôt avec de l’huile de lin, de la saumure, de l’urine, de la suie, du goudron, du beurre, du sang de bœuf, de la graisse de lézard ou de serpent.

La présence du fer est responsable de la couleur de la plupart des terres naturelles.

Il peut s’agir à l’origine d’un ocre jaune qui peut devenir rouge en s’altérant, ce qui nécessite environ 1,5 million d’années en climat tropical. On peut aussi le chauffer par cuisson, le calciner dans des fours, ce que l’on sait faire depuis 350 000 ans !

Cette fois encore, je me tourne vers mon étagère et lis les inscriptions sur ces pots de verre emplis des couleurs de terre rouge que j’aime tant : rouge Pozzuoli, terre rouge de Sardaigne, ocre rouge Puisaye, ocre oxy Apt rouge, rouge de Venise, terre rouge d’Afrique du sud…

J’aime particulièrement le rouge ercolano, à peine orangé, qui me fait penser à l’Italie, mère patrie de la fresque. Il tient son nom d’Herculanum, ville romaine antique de Campanie détruite par l’éruption du Vésuve de 79 en même temps que Pompéi. Les terres colorantes et les ocres, utilisés pour la fresque conservent parfaitement la couleur d’origine.

Roussillon, octobre 2001 (page d'album de photos)

Roussillon, octobre 2001 (page d’album de photos)

Et puis je me souviens de promenades avec les enfants dans les carrières d’ocre du Roussillon et leur joie de découvrir cette nature colorée qui tache les mains et les tee-shirts blancs de si joyeuse manière, puis donne cette formidable envie de peindre, au retour…

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Auteur : elisabethlamour

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