Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

L’émission du 20 avril : le rouge en céramique

Poster un commentaire

Jennifer au travail

Jennifer au travail

Après trois années passées avec les pigments bleus, découvrons dans l’émission Tout en nuances (chaque lundi sur RCF isère – 103.7 – à 8 h 35 et juste après 11 h) une couleur très différente : le rouge. Chaque semaine, nous effeuillerons une nuance, un caractéristique, une émotion liée à la couleur rouge. Le 20 avril, avec l’aide de Jennifer Pellenq (Atelier Toucher Terre), nous parlerons du rouge en céramique. Je suis toujours surprise par les pigments des céramistes qui changent de couleur en passant par le feu. Mon amie Jennifer est une de ces magiciennes qui s’affaire entre le tour et le four, le doigté et la nuance. Elle me parle du rouge en céramique, pas facile à obtenir, assurément !

IMG_6840Le rouges traditionnels sont obtenus en utilisant de l’oxyde de fer – ce sont les rouges de fer – ou de l’oxyde de cuivre – ce sont alors les fameux rouges de cuivre sang de bœuf  ou foie de cheval  développés au XIIIe siècle en Chine. Il existe toute une gamme de tons allant du brun rougeâtre au rouge sang, à l’orangé, au pourpre et au rose.

Les plus aisés sont les rouges de fer, qui vont du brun au orange « kaki » en passant par le rouge pourpre. Leur couleur provient du fer, qui associé à d’autres éléments, notamment au phosphore, introduit sous forme de poudre d’os dans des proportions bien spécifiques, forme des cristaux d’hématite.

grandeassiettecarreerougeLa fierté – et le cauchemar – du potier reste le rouge de cuivre, capricieux et volatile. Il peut virer au vert si l’atmosphère du four est trop riche en oxygène. Très volatile, il peut aussi se vaporiser et se retrouver sur une pièce posée à coté voire même sur les plaques de cuisson !

La particularité de cette couleur est attestée par une légende : on raconte que cette sorte de poterie était commandée par un des empereurs de la dynastie des Ming. Parce que son nom de famille était Zhu, et qu’en chinois Zhu désigne également une teinte de rouge, l’empereur fit créer une poterie d’un rouge élégant et distinct pour l’offrir aux ancêtres. Après nombre de tentatives, les ouvriers n’arrivaient toujours pas à reproduire la teinte. Ils craignaient, s’ils n’y parvenaient pas, d’être tous condamnés à mort par l’empereur. À la veille de la date butoir, la fille du chef du four fit un rêve dans lequel Dieu exigeait le sacrifice de la jeune fille pour résoudre le problème. Au milieu de la nuit, elle se jeta dans le four. Le lendemain, quand le four fut ouvert, les poteries commandées étaient là, bien rouges !

D’autres légendes évoquent l’entrée d’un cochon dans le four qui créa ainsi la réduction d’oxygène lors de la cuisson nécessaire à l’obtention de cette couleur.

Et voilà, quand nous buvons un thé dans un élégant bol rouge, demandons-nous s’il n’est pas émaillé avec ce fameux rouge cuivre, résultat d’une transmission et d’un savoir-faire si spécial…

 

Publicités

Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s