Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

La Main qui bénit, pas à pas

2 Commentaires

Main qui bénit

Main qui bénit

Nous avons déjà expliqué le sens de ce modèle, la Main qui bénit (cliquer ici pour relire l’article). Il ne s’agit pas vraiment d’une icône (il n’y a pas de regard), mais plutôt d’un détail qui porte un signe très fort d’accueil et de bénédiction. Le sens complet et l’histoire de ce modèle est détaillé dans l’ouvrage Lève-toi, viens au milieu (présentation ici). Je vous propose aujourd’hui de revoir les étapes de réalisation (une proposition, telle que nous la travaillons dans notre atelier). Le références des étapes correspondent au document sur lequel nous travaillons avec mes élèves : « repères pour les étapes ».

le calque

Le calque

Pour commencer, nous travaillons le dessin, soigneusement, en respectant les proportions étudiées (le module de la largeur de la main = celui du petit doigt = la hauteur de la paume). Puis nous décalquons notre propre dessin à l’aide d’ocre rouge déposé au verso du calque. Enfin, nous étudions de nouveau le dessin au pinceau, à l’ocre rouge en pleins et déliés (cliquer ici pour une petite approche  : le thème sera développé plus tard) en insistant sur le « plat » du doigt au niveau de l’ongle, et au contraire, le « bombé » côté « pulpe ».

Etapes 1 et 2

Étapes 1 et 2

Sur la planche de tilleul enduite, nous sommes prêts à définir les grandes masses de couleurs (les délimiter à l’ocre rouge seul, sans œuf), à passer le proplasme (sorte de couleur de terre constituées par exemple de 3 ocre jaune pour 1 noir, eau et œuf) sur tout ce qui est vivant.  Nous continuons avec le dégradé de la mandorle pour le fond, la manche en dominante rouge (vêtement du Christ).

étape 2 en cours, 2 variantes

étape 2 en cours, 2 variantes

étape 4

Étape 4

Vient l’étape des lumières ocre rouge pendant laquelle nous continuons à améliorer les fonds, les rendre plus uniformes. La vie s’installe avec le modelé (plusieurs passages sont nécessaires) et la lumière au bout de chaque doigt.

étape 5

Étape 5

étape 6 et 7

Étapes 6 et 7

Puis, nous passons à l’ocre jaune, la part de Lumière toujours présente. Cette fois, la lumière est « fractionnée » avec l’évocation des ongles et des articulations. C’est aussi le moment de penser au cadre, sans oublier d’intercaler un petit « jus » (glacis) cinabre, qui redonne de la vitalité et de la nuance à l’ensemble.

étape 8

Étape 8

étape 9a

Étape 9a

Et voilà la dernière étape, avec le blanc de zinc passé progressivement et aussi pour cerner les zones de la mandorle. Pour voir l’icône terminée après le 2e blanc (le blanc de titane) remonter à la première image. Bon travail à tous en compagnie de ce geste bienveillant et accueillant !

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

2 réflexions sur “La Main qui bénit, pas à pas

  1. Est ce possible de faire un travail comme celui ci dans un stage ? Combien de jours ? (débutante mais avec quelques acquis en peinture)

  2. Les stages durent 3 jours. La progression (sauf peut-être au premier stage) est très personnalisée (selon là ou chacun en est, le temps dont il dispose pour le travail personnel etc). On étudie cette progression à un moment ou un autre. Le prochain stage pour débuter a lieu en novembre.

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