Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Saint Séraphim de Sarov

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Saint Séraphim de Sarov, 21x24cm, sur planche de tilleul creusée, 2015

Saint Séraphim de Sarov, 21 x 24 cm, sur planche de tilleul creusée, 2015

Saint Séraphim est un des saints russes les plus connus et les plus populaires, non seulement pour les orthodoxes (fête le 2 janvier), mais aussi pour beaucoup de personnes d’autres confessions.

Né en 1759 à Koursk, en Russie, dans une famille aisée, il entre à 19 ans au monastère de Sarov. Ordonné prêtre en 1793, il reçoit le nom de Séraphim, qui signifie « flamboyant ».

Dès l’année suivante, Séraphim part vivre en ermite dans la forêt, à proximité du monastère. Il y passe vingt cinq années durant lesquelles il mène une vie très ascétique, coupant ses arbres, dormant très peu, vivant de cueillette et « conversant » avec les animaux, tout rayonnant et joyeux.

Un jour, il est agressé par des bandits à qui il donne son seul bien, sa cognée, refusant de l’utiliser pour se défendre. Mais, violemment frappé, il en reste courbé toute sa vie, ainsi qu’on le représente bien souvent sur les icônes.

Il connaît ensuite de graves difficultés avec un supérieur jaloux. À partir de 1825, sa réputation de père spirituel se répand. On vient de partout au monastère pour se confier à lui. Le monastère ne désemplit pas. Saint Séraphim touche les cœurs par sa simplicité, son humilité et sa joie rayonnante recevant chacun  par ces mots : « Bonjour, ma joie », et encore « Christ est ressuscité ! ». On raconte que même son regard console. Les visiteurs se pressent par centaines pour demander conseil, apaisement et réconfort et découvrent un vieillard « tout blanc, tout ratatiné, tout sec, aux yeux bleus » au sourire « incompréhensiblement radieux ».

Habité par le don d’empathie et même de vision prophétique, il dit souvent : « je sais, je sais », avant même que les personnes n’aient raconté leur histoire ou formulé leur demande.

Il livre son message spirituel dans ses entretiens avec le laïc Motovilov: « Si tu gardes la paix du cœur, beaucoup autour de toi trouveront la paix. »

Un matin d’hiver de 1833, il est trouvé mort, à genoux contre son lit devant une icône de la Mère de Dieu de Tendresse. Dans les derniers temps, il disait à ses visiteurs : « Si vous avez encore besoin de moi, quand je ne serai plus là, venez sur ma tombe me raconter vos misères, je vous aiderai ». Et on dit qu’il l’a fait… et le fait encore !

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Auteur : elisabethlamour

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