Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le rouge bordeaux (l’émission du 15 février)

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rouge bordeauxTout en nuances pour une nouvelle année sur les couleurs avec RCF (103.7, chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10).
Après trois années passées à décliner les nuances du bleu, nous nous sommes attardés sur son contraire symbolique : le rouge, ambivalente entre toutes, couleur de feu, de passion, de colère mais aussi de créativité, d’inventivité et de force. Nous voilà aujourd’hui avec le rouge bordeaux en plein double sens, car quand on dit « bordeaux », on peut penser au vin, autrement dit au
« rouge » ou à la couleur bordeaux… autrement dit… au rouge !

Avant de désigner un vin, le bordeaux couvre un champ de nuances encore plus étendu que celui des tonalités de vins et rassemble une grande partie des teintes rouge sombre. La couleur bordeaux court à travers les nuances de rouges, du rouge-orangé au rouge-pourpre. Plus claire, elle devient rose ; avec une pointe de jaune, elle vire au marron.

Le Répertoire des couleurs de la Société des amis des chrysanthèmes distingue quatre tons rouges différents de la couleur « vin de Bordeaux ».

Le terme bordeaux, au sens de couleur, n’est attesté que depuis 1884. Les premières occurrences décrivent les tonalités obtenues avec les colorants de synthèse inventés à cette époque ; il semble que Bordeaux ait été le nom commercial d’un colorant rouge violacé, breveté en 1878. La dénomination a été choisie en référence à la teinte des vins de la région.

La teinte lie de vin, attestée depuis le XIXe siècle, désigne un rouge-bordeaux plus sombre, tirant sur le violet, comme la partie du vin déposée au fond de la cuve. D’autres noms, comme le grenat, qui reprend le nom d’une pierre semi-précieuse, sont à peu près synonymes et désignent la même gamme de couleur.

Le passe-velours a aussi la même tonalité. C’est l’autre nom de l’amarante, fleur d’un pourpre rouge velouté, symbole de l’immortalité, qui produit aussi un colorant. Le terme de « velours » renvoie à l’aspect d’une couleur que l’on a envie de toucher, de caresser…

Ces colorants de synthèse recouvrent de jolies couleurs, peu couvrantes et peu solides à la lumière.

On associe à la même gamme la couleur de la « betterave rouge cuite, en tranches minces », et aussi la couleur bourgogne… Les qualificatifs sont sans fin, inépuisables, comme l’imagination, la richesse du monde végétal et minéral, les nuances, celles qui touchent les yeux comme celles qui chatouillent les papilles…

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Auteur : elisabethlamour

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