Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Sainte Adèle, la lumineuse.

Poster un commentaire

 

Sainte Adèle

Sainte Adèle, 15 x 20 cm, 2016

Son nom signifie « noble ».

Elle est la fille de Dagobert II, roi des Francs, et de Mathilde.

Elle montre une foi vivace dès son enfance, ainsi que l’habitude de prier et de méditer.

Ses parents lui font épouser Albéric (ou Odon ?), un riche seigneur qui lui donne trois enfants (dont Aldéric). Elle pense que la seule façon de les élever consiste à mener une vie irréprochable. Veuve très jeune, elle renonce à un nouveau mariage. Malgré son âge et sa beauté, elle préfère entrer dans les ordres.

Elle fonde vers 690 le monastère de Pfalzel près de Trèves en Rhénanie. Elle y devient religieuse puis abbesse (obédience bénédictine), réputée pour sa grandeur d’âme. Elle prend en charge l’éducation d’un de ses petits-fils, le futur saint Grégoire d’Utrecht, évangélisateur de l’Allemagne.

On a retrouvé son testament. Sa vie terrestre se termine en 735.
Elle est fêtée le 24 décembre (en même temps que sa sœur Irmine)

Thèmes : veuvage, éducation des petits enfants.

J’avais raconté le cheminement de cette icône p. 119 de Un moineau dans la poche en 2005. Le livre est toujours disponible (cliquer ici ) pour sa présentation.

« Chaque icône est une histoire singulière, l’enchevêtrement de fils à travers le temps et l’espace. Récemment, des amis m’ont commandé une icône pour leur fille, Adèle, qui demandait le baptême. Je ne connais pas la jeune fille. Ses parents me l’ont décrite comme une personne fine, sensible et lumineuse. Sa maman m’a évoqué la couleur jaune, comme s’imposant à elle lorsqu’elle pensait à sa fille. Je n’ai trouvé aucun modèle, malgré des recherches approfondies, mais quelques renseignements glanés ça et là, sur ce personnage du huitième siècle. Adèle était la fille de Dagobert II, roi des Francs. Cette femme, décrite comme très belle, épousa un riche seigneur. Il lui donna un fils appelé Albéric. Mais elle devint veuve et choisit, malgré sa jeunesse et sa beauté, la fidélité à son mari défunt. Elle décida d’élever son fils en menant elle-même une vie exemplaire et fonda un monastère. J’ai cherché des modèles de princesses de l’époque, tout en imaginant le visage de la jeune fille. Nous avons trouvé, en latin, le texte du testament de sainte Adèle. Je l’ai déchiffré comme je l’ai pu, réunissant des souvenirs assez flous de cette langue. J’avais un peu l’impression de lire une confidence qui m’aurait été destinée, et aurait franchi treize siècles… J’ai terminé l’icône marquée par une tonalité jaune et des couleurs gaies. Je l’ai accrochée au mur de mon atelier. Une personne est arrivée à ce moment-là pour le visiter. Je lui ai présenté brièvement toutes les icônes accrochées aux murs. Son regard s’est tout de suite porté vers Adèle et elle m’a murmuré : « Comme elle est belle ! ». J’étais heureuse. Je me disais qu’elles dégageaient toutes trois une beauté commune et complémentaire : celle de cette princesse germanique du VIIIe siècle, celle d’une jeune fille d’aujourd’hui et celle de l’icône réalisée. »

 

 

Publicités

Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s