Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Mars la verte (émission du 3 octobre)

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances  chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

J’ai partagé avec quelques uns l’engouement pour la trilogie martienne publiée à partir de 1992:  Mars la rouge, Mars la verte et Mars la bleue, par Kim Stanley Robinson. Ce roman fleuve de science-fiction raconte l’installation de Terriens sur Mars et les conflits liés aux projets divergents : faut-il tout faire pour transformer la splendide planète rouge en une planète vivable par l’homme – elle serait alors verte – ou encore en une planète qui pourrait devenir bleue si le niveau des eaux continuait à monter suite au réchauffement climatique qui affecte Mars, comme il affecte la terre ? Le récit, qui s’étend sur deux cents ans, est émaillé de descriptions riches en couleurs, de levers de soleil époustouflants, de dunes, de dômes et de cratères, d’éclats de lumière sous la neige ou le vent.

J’ai relevé un passage, dans le dernier tome : il met à l’honneur la couleur verte qui émerge peu à peu d’un paysage de sable, de terre et de rouille.

« Au milieu de toutes ces pierres, de tout ce sable, la vie végétale était très discrète. Au premier abord, du moins. Il fallait la chercher, bien regarder les couleurs, et surtout le vert, toutes les teintes de vert, dans ses nuances désertiques essentiellement : sauge, olive, kaki (…). Il fit plus attention. Une fois qu’on avait appris à remarquer les teintes pâles, vivantes, qui se fondaient si bien avec le milieu ferrique, elles commençaient à ressortir sur les tons rouille, bruns, terre de Sienne, ocre et noirs du paysage. C’était dans les creux et les fissures qu’on avait le plus de chances d’en repérer. Plus il scrutait le sol, plus il en voyait (…).

Le vert phosphorescent de certains lichens couvrait des parois rocheuses entières. Aux endroits où l’eau gouttait apparaissaient les verts émeraude, le velours sombre des mousses, pareilles à de la fourrure mouillée.

La palette multicolore de la gamme des lichens. Le vert foncé des aiguilles de pins. Les gerbes d’éclaboussures des pins de Hokkaido, les pins queue de renard, les genévriers d’Occident. Les couleurs de la vie. »

Article du 3 octobre 2016

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

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