Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

La chrysocolle (émission du 14 novembre)

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Après trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances  chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

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Photo Philippe Lambelain

On confond fréquemment le vert malachite avec la turquoise et avec la chrysocolle. Cette couleur est réputée pour être encore plus fine que la malachite avec, cependant, moins de valeur. Son étymologie grecque renvoie aux mots « χρυσός » (chrysos, or) et « κόλλα » (kolla, colle).

À cause de sa faible dureté et de sa teneur en eau, la chrysocolle est très sensible aux fortes chaleurs et aux attaques physiques ou chimiques. Il s’agit d’un silicate de cuivre recueilli dans des zones oxydées des gisements, autrement dit un produit de la décomposition des minerais de cuivre spécialement dans les régions arides. Les gisements sont dispersés dans le monde entier.

Elle est connue depuis l’Antiquité et utilisée par les Égyptiens. Elle est décrite par des auteurs romains comme Théophraste, Vitruve, ou Pline l’Ancien. Écoutons ce dernier raconter comment accélérer le processus de formation : « Elle est un liquide qui coule le long des veines d’or… elle forme un dépôt qui gagne en consistance avec les froids de l’hiver et devient dur comme la pierre ponce. On a remarqué qu’une variété plus appréciée se formait dans les mines de cuivre et une autre dans les mines d’argent. On en trouve aussi dans les mines de plomb de moindre prix que celle des mines d’or. Mais dans toutes ces mines on fait aussi une chrysocolle artificielle, bien inférieure à celle qui est naturelle. On injecte doucement de l’eau dans une veine de métal pendant tout l’hiver jusqu’au mois de juin, puis on laisse sécher de juin à juillet, ce qui montre bien que la chrysocolle n’est rien d’autre qu’une veine pourrie. La chrysocolle native diffère de celle-ci surtout par sa dureté»

La chrysocolle est utilisée en joaillerie depuis l’Antiquité. Certaines pierres exceptionnelles peuvent dépasser deux kilogrammes. Cependant, elle est surtout taillée quand elle est associée à d’autres minéraux tels le quartz car, pure, elle est un trop tendre et a tendance à se craqueler.

Elle sert de pigment dans les peintures murales d’Asie ainsi que dans l’enluminure médiévale : la couleur posée tend vers le bleu, pour devenir de plus en plus verte au fil du temps. L’usage de la chrysocolle a été peu à peu délaissé en raison de sa toxicité liée à sa teneur en cuivre sauf pour servir d’additif dans la peinture des coques des bateaux.

Article du 14 novembre 2016

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

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