Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le vert dans la Bible (émission du 21 novembre)

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Après trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances  chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

arbreLe vocabulaire des couleurs, dans la Bible, est difficile à analyser. D’une part, on ne sait pas toujours si les mots utilisés désignent une couleur ou une matière. D’autre part, d’une traduction à l’autre, les choses évoluent. Le vocabulaire des couleurs est quasiment absent en hébreu, alors qu’avec les traductions grecques, il émerge, pour devenir véritablement présent en latin, et encore davantage dans les traductions plus modernes. Toujours est-il que le vocabulaire des couleurs, dans la Bible, est assez pauvre : l’accent est mis davantage sur la matière, sur la transparence ou l’éclat, que sur la couleur, telle que nous la concevons aujourd’hui. Retenons donc que la couleur, lorsqu’elle est mentionnée dans la Bible, est plutôt une adaptation de notre système de pensée contemporain, qui comprend « couleur » quand le texte d’origine met l’accent un peu ailleurs.

Trois couleurs émergent pourtant et ce sont les premières a être employées et à avoir un véritable statut : le blanc, le rouge et le noir. Le vert (yereq en hébreu ou viridis en latin) reste discret et représente exclusivement la couleur de la nature, de la végétation et des lieux de repos. Lorsqu’il devient « verdâtre », il est associé aux cadavres et à la mort.

L’épisode le plus intéressant est celui de Gen I, 11-13 qui donne au vert, dès le début, sa place féconde, bénéfique, liée à la croissance et à la vie. On y voit bien que le vert relie davantage à la nature qu’à la couleur proprement dite. « Dieu dit :  » Que la terre se couvre de verdure, d’herbe qui rend féconde sa semence, d’arbres fruitiers qui, selon leur espèce, portent sur terre des fruits ayant en eux-mêmes leur semence !  » Il en fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l’herbe qui rend féconde sa semence selon son espèce, des arbres qui portent des fruits ayant en eux-mêmes leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. » Le cantique des Cantiques reprend cette symbolique en faisant de la fiancée « un jardin clos » et « un cèdre du Liban ».

Dans le Nouveau Testament, le Christ est souvent associé à un jardinier et après la Résurrection, Marie Madeleine, au jardin des oliviers, croise un homme qu’elle prend pour le jardinier, celui qui transforme le germe en vie.

 

 

 

 

Article du 21 novembre 2016

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Auteur : elisabethlamour

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