Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Sainte Cécile de Rome

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Icône de sainte Cécile, 10 x 17 cm (les couleurs dominantes, fréquentes à l’époque romaine, sont le bleu égyptien, la terre verte et le vert malachite

Cécile est une des saintes romaines les plus connues des premiers siècles. On situe son existence à la fin du IIe siècle, mais le récit de sa vie est avant tout légendaire.

On sait très peu de choses de la véritable Cécile, si ce n’est qu’il s’agit d’une dame romaine qui aurait donné une maison et un terrain aux chrétiens de son époque, maison qui serait devenue une église. Le récit de sa vie se mélange avec celui de la Cécile légendaire, dont la vie est racontée dans La Légende dorée (1). On raconte que Cécile appartenait à une famille romaine chrétienne de la haute noblesse. Elle est fiancée par ses parents au jeune Valerius (Valérien) alors qu’elle avait fait vœu de virginité. Dans la chambre nuptiale, elle parvient à convertir « le doux jeune homme bien aimé ». Il accepte et reçoit le baptême des mains de saint Urbain.

Très peu de temps après, lors d’une vague de persécutions, ils sont martyrisés tous deux ainsi que Tiburce (frère de Valérien) aux alentours de l’an 220 (ou 200 ?). Quelques miracles, représentés dans l’iconographie, lui permettent d’échapper à la mort, le temps qu’elle distribue tous ses biens aux pauvres… Elle n’a que 23 ans.

Au IXe siècle, ses reliques sont transférées dans une église romaine proche du Tibre : Sainte-Cécile au Trastevere dans laquelle on trouve une belle statue de Stefano Maderno représentant Cécile, telle qu’elle aurait été trouvée après sa mort, ainsi qu’une mosaïque du IXe siècle.

On représente le mariage de Cécile, la conversion de Valérius avec l’apparition de l’ange, et le martyre de Cécile (dans la « chaudière »). La Légende dorée(1) raconte qu’après la conversion de Valérien, un ange leur aurait apporté à chacun des couronnes de fleurs et dit : «  Gardez ces couronnes avec un cœur pur (…) Jamais elles ne se faneront ni ne perdront leur parfum ».

À partir du XVe siècle, Cécile est de plus en plus souvent représentée avec un instrument de musique : harpe, orgue portatif, luth, violon… Il n’est pourtant pas signalé dans les récits de sa vie qu’elle jouait d’un instrument, mais la musique est mentionnée pendant la cérémonie de son mariage telle que la rapporte La Légende dorée (1). On trouve d’autres versions : bref, le rapport entre sainte Cécile et la musique est assez flou. Quoi qu’il en soit, elle est ainsi devenue la patronne des musiciens, des chanteurs et des fabricants d’instruments.

Quant à la cathédrale d’Albi, elle lui est dédiée depuis le XIVe siècle.

(1) DE VORAGINE Jacques, La Légende dorée, Chap. (22 novembre).

Article du 6 décembre 2016

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Auteur : elisabethlamour

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