Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le vert de l’Asie (l’émission du 19 décembre)

1 commentaire

Après trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances  chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

img_0001_newEn Asie comme en Occident, la couleur verte, encore plus que toute autre, est très paradoxale. Ainsi, des rêves en vert témoignent de vitalité et d’énergie… mais si le vert devient omniprésent, il suggère la présence du danger, des forces sombres et peut-être de la mort. Le vert est la couleur de l’espérance, de le jeunesse, de la nature, de la vigueur, de la longévité, de l’équilibre, de l’harmonie et de l’immortalité : les divinités liées à la fertilité peuvent être vertes, alors que la couleur symbolise aussi l’acidité, la tromperie ou la perversité. Double langage de la couleur que nous connaissons bien désormais.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le vert est la couleur de l’eau et de l’élément bois, comme le rouge est la couleur du feu. Dans le même ordre d’idées, le vert serait plutôt féminin, couleur qui donne la vie, complémentaire du rouge : l’association entre les deux couleurs reflète l’équilibre entre le yin et le yang et la complémentarité entre l’humain et la nature. Le vert est aussi associé à la foudre. Il correspond en Chine au trigramme tch’en, la notion « d’ébranlement », de mise en mouvement, celui de la nature qui sursaute au début du printemps comme celui du tonnerre.

Dans le bouddhisme, le vert est la couleur du Bouddha Amoghasiddhi, un des cinq Bouddha de méditation et de sagesse. Il est relié au vent, au nord, à la nature et à l’été. Ce Bouddha vert représente le succès, l’efficacité, la carrière et la détermination. Quant aux drapeaux de prière verts, ils évoquent l’eau.

Le site bouddhiste d’Ajanta en Inde, date des tous premiers siècles et peut-être même avant pour certaines parties. Il est constitué d’un ensemble d’une trentaine de grottes recouvertes de peintures murales. Anjanta était un centre monastique et universitaire qui pouvait loger, et probablement inspirer, plusieurs centaines d’étudiants avec leurs professeurs.

Situé dans un ravin boisé, le site a été découvert en 1819 par les Britanniques lors d’une chasse au tigre. Les peintures murales, de qualité inégale, sont réalisées sur des supports secs avec une technique proche de la tempera. Les artistes ont utilisé essentiellement de la terre verte recueillie aux alentours du site, dans des mélanges qui l’associent parfois au lapis-lazuli, des dégradés et des camaïeux d’une très grande subtilité. Il semble qu’au moment de la découverte du site, les peintures montraient un bon état de conservation, mais depuis, les dégradations se sont amplifiées. Cet endroit magnifique et ces fresques en nuances de terre verte inspirent et s’inscrivent dans une tradition qui a influencé l’art des temples à travers l’Inde et L’Asie du sud-est pendant des siècles.

Publicités

Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Une réflexion sur “Le vert de l’Asie (l’émission du 19 décembre)

  1. Pingback: La Tara verte (l’émission du 9 janvier) | Elisabeth Lamour

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s