Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le vert des Amérindiens (l’émission du 16 janvier)

1 commentaire

Après trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances  chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

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Perroquet photographié à la fondation M. Leclercq à Sao Domingos do Prata (Brésil) par Paul Lamour

Les civilisations précolombiennes, comme bien d’autres, associent le vert à la fertilité, à l’eau, au renouveau et au printemps.

Ainsi, chez les Aztèques, ces thèmes sont incarnés par l’oiseau Quetzal au splendide plumage vert. On l’appelle aussi « grande plume verte » et il a donné sons nom au dieu mexicain Quetzalcóatl, le « serpent à plume ».

La déesse Xochiquetzal est présentée, dans les manuscrits, avec un double panache de plumes vertes ornementant sa tête. Elle est liée à la renaissance et on raconte qu’elle disparaît dans le jardin de l’ouest, au pays des morts, pour revenir avec le printemps, menant la danse du retour des fleurs.

Le vert et le rouge sont associés dans la pensée aztèque. Des pierres précieuses vertes rehaussent la jupe de la déesse des eaux. Ce vêtement évoque symboliquement le sang des victimes sacrifiées au culte du soleil, afin que le jour reste victorieux des ténèbres… Le sang des victimes est qualifié d’« eau précieuse ». Nous reparlerons plus tard du lien symbolique très étroit qui relie le vert et le rouge. Il faut dire que le Quetzal peut être à la fois rouge et vert : il devient alors un symbole mythique, l’oiseau sacré de Mayas et l’image du Guatemala.

Les peintres de la civilisation de Teotihuacan, dans le Mexique des IVe au VIIe siècles, réalisent des peintures murales dans lesquelles ils utilisent la malachite écrasée. Les nuances sont obtenues par divers mélanges. Avec de l’ocre jaune mêlé au vert malachite, le résultat est un vert éteint, assez terne. Avec de la craie, la malachite donne des verts pâles, tandis que mélangée au lapis-lazuli ou à l’azurite, le vert semble vivre et vibrer de toutes ses nuances.

Pour les Indiens Hopi d’Amérique du Nord, la couleur est reliée aux points cardinaux. Le vert désigne le sud-est, d’où viennent les nuages porteurs de pluie, et un oiseau migrateur dont un des passages coïncide avec l’arrivée de la neige, et l’autre avec l’arrivée du printemps. Les chamanes recherchent des bâtons bleu-vert afin de rehausser l’éclat des bâtons de prière utilisés lors des cérémonies en faveur de la pousse de la végétation. Beaucoup d’entre eux sont teints avec la malachite provenant des monts San Carlos.

Ainsi domine une fois encore le lien étroit et évident entre la couleur verte, l’oiseau sacré et la fécondité.

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

Une réflexion sur “Le vert des Amérindiens (l’émission du 16 janvier)

  1. A reblogué ceci sur LASSOUTS,et a ajouté:
    Depuis que je m’intéresse aux icônes j’ai découvert ce site qui mérite d’être suivi dès qu’on aime la couleur et la peinture.

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