Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Vert printemps (l’émission du 15 mai)

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

Voilà deux semaines écoulées sans notre chronique Tout en nuances du lundi. Et pourquoi ? Eh bien il y a eu un 1er mai, une journée qui occupe depuis plus longtemps qu’on ne l’imagine, une place spéciale : celle d’un temps de festivité où l’on défilait vêtu de vert – et non de rouge – portant couronne ou chapeau végétal – et non tract et bannière ! Une tradition médiévale consistait à aller chercher dans la forêt un arbre ou une belle branche et à la placer devant la maison de la femme aimée, suivant toute une symbolique et un langage lié à l’essence de l’arbre.

« Le dieu d’amour est coutumier
À ce jour fête tenir,
Pour les cœurs amoureux fêter
Qui désirent le servir.
Pour ce, fait les arbres couvrir
De fleurs et les champs vert gai,
Pour la fête la plus belle embellir
Le premier jour de mai. »

Chaque saison est marquée par une couleur. Si l’orangé ou le brun correspondent à l’automne, le blanc ou le gris à l’hiver, le jaune ou le rouge à l’été, le vert, depuis le Moyen Âge, est associé au printemps.

En ancien français, le mot reverdie est à la fois lié à la couleur verte et à tout ce qu’elle annonce de bonheur et de retour à la vie, après la petite mort de l’hiver. Plus largement, le mot désigne un poème qui célèbre d’une même voix le retour des beaux jours, l’allégresse qui l’accompagne et la naissance du sentiment amoureux. Du reste, de nombreuses enluminures illustrent les joies de la saison printanière, non par l’image des travaux agricoles, mais par la représentations de jeunes gens vêtus de festives tenues vertes : on dit joliment au Moyen Âge que la nature qui reverdit se met à avriler alors que les jeunes gens commencent à fleureter

Le christianisme a donné un sens aux fêtes païennes, de la fête du feu des anciens germains, au jour de Belenos chez les Celtes ou aux Floralia des Romains. Un bel exemple d’une ré-appropriation est celui de la fête des Rameaux marquant l’entrée du Christ à Jérusalem et célébrée une semaine avant Pâques : les rameaux de buis, de laurier, de palmier, d’olivier, de saule ou de bouleau, selon les régions, sont une réminiscence de cette histoire.

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Auteur : elisabethlamour

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