Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Saint Silouane de l’Athos

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Saint Silouane

Saint Silouane de l’Athos, planche de tilleul travaillée en relief, 16 x 23,5 cm, 2017 (fond : verre coloré au lapis-lazuli)

Son nom de naissance est Syméon (Sylvain). Il naît en 1866 dans une famille russe modeste et mène une enfance simple et heureuse, entouré de ses six frères et sœurs. Son père, personnage d’une grande sagesse, le marque profondément.

Sa jeunesse est insouciante : il est un vigoureux charpentier, querelleur et même parfois violent, à l’appétit peu commun.

À l’âge de 26 ans, la vie monastique l’attire de façon irrésistible. Il part alors pour le Mont Athos où il restera pendant quarante-six ans (de 1892 à 1938, date de sa mort). Il y devient frère Silouane et connaît tout d’abord la grande joie de celui qui a trouvé sa place sur terre. Mais l’euphorie ne dure pas. Silouane se sent torturé intérieurement et vit des moments d’orgueil, suivis du désespoir de constater qu’il n’arrive pas à se débarrasser des ses mauvais penchants.

L’épreuve est si longue et si dure qu’il se désespère. C’est alors que le Christ lui apparaît et lui dit ces mots bien connus : « Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas ». Silouane comprend que, si bas qu’il puisse descendre, l’acceptation est le seul chemin possible. Il commence une période de vie dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu’à sa mort. Sa spiritualité est très marquée par l’Esprit Saint et la notion de « tendresse de Dieu ». On dit que Silouane dégageait lui-même une particulière tendresse pour tous les Êtres.

Son enseignement chaleureux est axé sur la simplicité, la compassion, l’humilité et l’amour des ennemis. Il développe aussi des idées très intéressantes sur la joie du pardon et quelque chose que j’ai compris comme l’inutilité de la culpabilité.

En 1938 quand on lui demande : « Sentez-vous que vous allez mourir ? » Il répond : « Je n’ai pas encore atteint l’humilité ».

Reconnu dans toutes les églises chrétiennes, il est fêté le 24 septembre.

« J’écris la vérité parce que j’aime les hommes.
En effet, mon cœur souffre pour eux.
Si je peux aider une seule personne à trouver le chemin qui sauve, je remercierai toujours Dieu.
O peuples de la terre !
J’ai soixante-douze ans,
Je vais bientôt mourir.
J’écris pour vous sur la tendresse de Dieu »

Tiré de Staretz Silouane, vie, doctrine, écrits, trad. moniales de Wisques.

 

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Auteur : elisabethlamour

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