Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Les volets verts (l’émission du 19 juin)

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Après trois années passées avec la couleur bleue, un an et demi avec le rouge et quelques mois avec le rose, je vous propose de découvrir le vert, dans l’émission Tout en nuances chaque lundi à 8 h 35 et 11 h 10 sur RCF Isère (103.7). L’ensemble des émissions avec les liens vers les podcast, est présenté sur ce site à la rubrique autour de l’icône/émissions de radio.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJe ne sais pas pourquoi, mais la couleur des volets de bois des maisons me fascine. Lors de la série sur le bleu, je n’avais pas manqué de réaliser une émission dans laquelle je racontais comment la couleur des volets de notre maison est passée par toutes les nuances du bleu, à travers le temps. Les volets verts, c’est une tout autre ambiance.

Je pense à ceux de la maison de Claude Monet à Giverny. C’est le peintre lui-même, cet amoureux des couleurs qui choisit la couleur rose de la façade et celle des volets. Pourtant, à l’époque, l’usage est de peindre les huisseries dans la discrétion du gris. Monet, se soucie peu du qu’en dira-t-on, et décide de les faire peindre en vert. Il installe devant la maison une pergola couverte de rosiers grimpants et fait pousser une vigne vierge sur la façade. Ainsi, la maison d’un délicat contraste, se fond dans le jardin.

Quant à Vincent Van Gogh, il s’installe à Arles dans une maison qu’il obtient de repeindre et raconte ainsi dans une de ses lettres : « Je demeure dans une petite maison jaune, avec une porte et des volets verts, l’intérieur blanchi à la chaux ; sur les murs, des dessins japonais très colorés ; le sol en carreaux rouges. La maison est en plein soleil, le ciel par-dessus d’un bleu profond et l’ombre, au milieu du jour, beaucoup plus courte que chez nous ». Le célèbre tableau de 1888, La Chambre de Vincent, est baigné de vert et la fenêtre à peine entrouverte, tout au fond de la chambre, m’évoque l’atmosphère d’une lumière faussement paisible.

J’aime cette couleur des volets clos des maison, une couleur de souvenirs d’enfance et d’étés à la campagne, une couleur d’ennui dans la fraîcheur, à l’intérieur, maintenue par les volets presque clos, la couleur du temps qui passe comme s’écaille la peinture. Là, s’imposent à ma mémoire et à mes rêves les tableau d’Albert Marquet : Les Persiennes vertes ou Fenêtres ouvertes sur la baie.

Terminons cette petite promenade par une chanson de Claude Nougaro, Chanson pour un maçon :

« Alors, mon petit, que s’est-il passé ?
Est-ce que ta salade plaît à la façade ?
Que t’ont dit les marches quand tu chantais l’air,
Et les volets verts se sont-ils ouverts ?
Le vert des volets devint-il du verre ?
Quand tu as chanté, rue du Saint-Esprit … »

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Auteur : elisabethlamour

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