Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes


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Saint Brendan, patron des navigateurs

Saint Brendan

Saint Brendan, 17,5 x 26 cm, 2017. Sur le sol, j’ai eu envie de représenter de façon stylisée ce que m’évoque la végétation des rivages de la mer, dans les pays nordiques, que Brendan a peut-être foulés. À l’arrière, une sorte de « coracle » ou de « currach »

En circulant cet été le long de la Basse Côte-nord du Saint-Laurent, j’ai beaucoup pensé à ces incroyables navigateurs qui s’embarquaient à travers les mers, mus par d’improbables certitudes, une confiance, une folie peut-être. Un jour de tempête, j’ai eu très envie de repeindre l’icône de saint Brendan réalisée il y quelques années pour un autre navigateur.

Brendan est un moine irlandais qui propage la vie monastique et devient le héros d’exploits fabuleux qui mélangent réalité historique et mythes merveilleux.

Il naît autour de 484 à Clonfert (actuel comté de Kerry en Irlande). Jeune, il entre au monastère de Llancarvan, fondé par saint Cado au pays de Galles et étudie le latin, le grec, la littérature, les mathématiques, l’astronomie et la médecine.

Brendan est surtout connu pour ses voyages en mer. Son odyssée est consignée autour du Xe siècle dans  Navigatio Sancti Brendani abbatis et traduite dans de nombreuses langues. Ce livre de voyage, très populaire au Moyen Âge, existe dans des formes diverses, parfois fantaisistes, voire fantastiques. Il demeure qu’en 1965, des ruines circulaires irlandaises sont découvertes au bord de la baie d’Ungava, au nord du Québec.

Vers 515-524, Brendan effectue son premier grand voyage qui le conduit aux îles Féroé et en Islande à bord d’un « coracle ». Précurseur de Christophe Colomb, Brendan aurait vogué pendant une quête de sept ans (tradition celte de l’immram), traversant l’Atlantique sur une petite embarcation (probablement un « currach ») avec quatorze moines à la recherche du jardin d’Éden. Il serait passé aux îles Fortunées (les Canaries) puis aurait atteint les îles des Bienheureux (les Antilles, qu’il compare au paradis). Un autre voyage a lieu vers 544-545 (il se rend également aux Açores).

Le récit rapidement propagé de ses aventures attire de nombreux pèlerins à Aldfert, le village d’où il est parti. Il voyage ensuite dans les îles britanniques et en Bretagne et fonde un couvent à Aleth (estuaire de la Rance). Il pilote ses nombreux disciples à travers les flots de ce monde, « vers la terre promise des saints ». Il écrit ses règles monastiques sous la dictée des anges.

En 561, il retourne en Irlande où il fonde le monastère de Clonfert.
Il meurt vers 583 auprès de sa sœur cadette, abbesse fondatrice d’Enach Dvin.

Après avoir été condamné, il est canonisé par l’Église. On le représente avec une petite barque ou un poisson. Dans les pays germaniques, il porte un cierge à la main (brandon).
Il est le patron des marins.
Il est fêté le 16 mai et particulièrement vénéré à Lanvellec et Kerlouan.

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L’archange Uriel et la lumière

Uriel

Archange Uriel, 13 x 17 cm, 2017

Uriel (אוּרִיאֵל signifie « feu de Dieu » ou « Dieu est ma lumière ») est un archange qui n’est pas nommé dans toutes les traditions.

Uriel est présent dans la tradition hébraïque et dans le christianisme précoce. Mais l’Église catholique ne le nomme pas, limitant les dénominations précises à trois archanges : Gabriel, Michel et Raphaël. Pourtant, la Bible en évoque sept, mais ce sont les écrits apocryphes qui les nomment.

Au livre de Tobie, Raphaël dit : « Je suis (…) l’un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur et pénètrent en sa présence » (12, 15). La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de « sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre ». L’Église orthodoxe place Uriel parmi les sept archanges majeurs. Il est mentionné à plusieurs reprises dans le Livre d’Hénoch et dans l’Apocalypse d’Esdras (littérature hébraïque tardive).

Le livre d’Hénoch évoque Uriel comme : « ange que le Seigneur de gloire a préposé à toutes les étoiles qui brillent dans le ciel et éclairent la Terre. » Uriel serait l’ange qui apporte aux êtres humains les lumières de la connaissance de Dieu. Il serait aussi interprète des prophéties. Il tient dans sa main une flamme, symbolisant l’ardent brasier de l’Amour de Dieu.

Dans l’anthroposophie de Rudolf Steiner, Uriel est un des quatre archanges associés aux saisons et est associé à l’été. Peut-être Uriel est-il l’ange radieux, celui qui comble, l’ange de la lumière, celle que l’été diffuse, celle d’un temps où il est bon de se laisser emplir de lumière… en espérant, même aux temps sombres, rayonner à notre tour !

Ariel est un prénom dérivé d’Uriel.