Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Saint Martin le miséricordieux

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Saint Martin le miséricordieux

Saint Martin partageant son manteau, icône sur tilleul, 18 x 24 cm, 2018

Quel personnage au destin paradoxal !

Martin naît en 316 dans l’actuelle Hongrie. Son père officier, lui donne le nom de « Martin » , associé à Mars, le Dieu de la guerre et dès l’âge de quinze ans, le jeune homme suit le destin familial en entrant dans l’armée. Pourtant, il la quittera au bout de quelques années pour servir le Christ et par amour de la paix. Il meurt un 11 novembre, en 397. Ce jour-là devient jour de fête jusqu’à la Révolution française. Après un oubli de plus d’un siècle, étrange hasard, le 11 novembre 1918, l’armistice redonne un sens à cette date… qui redevient jour férié. La guerre semble coller aux semelles de Martin, la guerre comme la paix !

Alors qu’il servait à Amiens, un événement marque sa vie et sa légende. Par un jour d’hiver, il tranche son manteau (chlamyde) pour en donner la moitié à un pauvre homme. La nuit suivante, en rêve, il voit le Christ revêtu de son manteau prononçant ces paroles : « J’avais froid, mais le catéchumène Martin m’a réchauffé ». C’est toujours la même histoire : voir en chaque rencontre un être divin, qu’il appartient à chacun d’entre nous de réchauffer, réconforter, protéger…

Alors, la vie de Martin change : il quitte l’armée, demande le baptême, puis vit en ermite dans divers pays pour arriver à Poitiers en 360 où il rejoint saint Hilaire, qui vient de rentrer d’exil. Ensemble, ils fondent le premier monastère d’Occident à Ligugé.
Dix ans plus tard, les chrétiens de Tours appellent Martin pour qu’il devienne leur évêque. Il accepte à contrecœur et fonde un centre monastique à Marmoutier. Il se transforme alors en un inlassable missionnaire, qui garde toujours le souci de protéger les persécutés et les plus fragiles. Martin-l’évêque continue à vivre simplement, tel un moine, forçant de le respect par sa mesure et son refus de la violence, même dans son combat contre les hérésies de l’époque.

Il tombe d’épuisement à Candes en 397 et meurt, le visage tourné vers la fenêtre pour regarder le ciel.

Son influence est immense. On peut considérer saint Martin comme un des pionniers du monachisme occidental. En France, son nom est le nom de famille le plus répandu. C’est aussi celui de plus de quatre cents communes françaises. Son tombeau fut l’objet du quatrième grand pèlerinage de la chrétienté occidentale après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle.

Article du 7 mars 2018

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Auteur : elisabethlamour

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