Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Saint Antoine le Grand

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saint Antoine le grand

Icône sur tilleul, 15 x 20 cm, 2018

Saint Antoine (appelé aussi Antoine d’Égypte) est considéré comme un des fondateurs de la vie monastique.

Sa vie est bien connue, principalement par les récits de son ami saint Athanase d’Alexandrie, qui raconte sa vie très peu de temps après sa mort.

Antoine naît en Haute Égypte en 251 dans une famille aisée d’agriculteurs chrétiens. Orphelin à 18 ans, il s’occupe d’abord de sa sœur, puis à 20 ans, distribue tous ses biens aux pauvres. Il part alors vivre en ermite dans les déserts de Thébaïde dans un isolement de plus en plus radical. Il fonde ensuite une petite communauté vivant dans des huttes, des grottes ou de petits ermitages et se retrouvant pour quelques célébrations. Troublé par l’afflux de disciples, il s’éloigne encore au fin fond du désert. Là, il est particulièrement mis à l’épreuve par des visions fantastiques et parfois effrayantes (les « tentations »). 

Il alterne des moments d’isolements et d’autres où, sollicité par des disciples qui le considèrent comme leur maître spirituel, il jette les bases des principes de la vie monastique en solitaire (ceux qu’on appelle les anachorètes). Il établit une communauté à Fayoum et fonde les premiers monastères au désert.

Il meurt dans son ermitage près de la Mer Rouge en 356 dans les bras de saint Macaire.

Ses reliques, transférées à Constantinople, seraient arrivées au milieu du XIe siècle dans le Dauphiné. Les bénédictins commencent alors la construction d’une église et d’un hôpital : Saint Antoine-l’Abbaye est née ! L’ordre des Antonins est ensuite créé. Saint Antoine est considéré comme un saint guérisseur invoqué dans toute la chrétienté pour venir en aide aux malades, en particulier ceux atteints du « feu de saint Antoine » ou « mal des adents » (épilepsie engendrée par l’ergot de seigle), de la peste, de la gale, et pour guérir les animaux.

Il est représenté âgé vêtu de robe de bure brune avec la capuchon bleu, portant le tau (bâton se terminant par un « T » qui évoque la béquille soutenant les malades), accompagné d’un animal, souvent d’un cochon  (les raisons données à la présence du cochon sont assez variées).

Il est fêté le 17 janvier ; on l’invoque en particulier contre la contagion et les maladies de peau.

Article du 9 mai 2018

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Auteur : elisabethlamour

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