Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Sainte Marie Madeleine

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Marie Madeleine

Petite icône sur tilleul, 9,2 x 22 cm, pigments et feuille d’or, 2018

Marie Madeleine figure dans les quatre évangiles comme une des compagnes les plus proches de Jésus. Sa place symbolique est celle de la pécheresse repentie et sanctifiée. À ce titre, elle est la patronne des prostituées (et aussi celle des coiffeurs, des parfumeurs, des jardiniers… ).

La tradition a longtemps assimilé différentes personnes et la question a été très controversée et discutée par les théologiens dès le Moyen Âge. La tradition occidentale a longtemps accepté cet amalgame, réfuté par la tradition orientale.

  • la pécheresse anonyme qui, lors du repas chez Simon, parfume les pieds du Christ avant de les essuyer avec ses cheveux (Lc 7, 36-50).
  • La sœur de Marthe et Lazare qui reçoit Jésus dans sa maison et obtient la résurrection de son frère : on l’appelle Marie de Béthanie.
  • Marie de Magdala, guérie par Jésus qui chasse les sept démons qui l’habitaient (Lc 8, 2). Depuis, elle le suit partout et fait partie du groupe de femmes qui servent le Christ et les apôtres. Lors de la mise en croix, elle se tient à distance, mais, après, elle suit Joseph d’Arimathie et revient, avec une autre Marie, au matin de Pâques. C’est elle qui, la première, reçoit la révélation du Christ ressuscité (Noli me tangere).
  • Un quatrième amalgame est souvent fait, à tort, avec Marie l’Égyptienne (même thème de la pécheresse repentie et même cheveux longs déployés en cascade) en mélangeant son histoire avec celle d’une religieuse du VIIIe siècle retirée à la Sainte Baume.

On n’est pas certain du fondement historique, mais plusieurs sources convergent vers l’hypothèse de l’arrivée de Marie Madeleine en Provence, avec Marthe et Lazare, après l’Ascension. Elle se serait ensuite retirée du monde en se réfugiant dans une grotte à la Sainte Baume, où elle aurait vécu trente années. Elle serait morte à Aix-en-Provence, transportée par des anges, puis ses reliques auraient été transportées en Bourgogne. On pense que cette tradition a été établie au XIe siècle par les moines de Vezelay.

Un autre tradition la transporte à Éphèse avec saint Jean et Marie et ses reliques sont transportées à Constantinople.

Le culte de Marie Madeleine connaît un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France et surtout à Vézelay.

Ses représentations sont liées aux diverses identifications : cheveux longs et défaits comme Marie l’Égyptienne ou portant un vase d’onguent comme la pécheresse qui parfume les pieds du Christ.

Fête 22 juillet

Article du 3 décembre 2018

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Auteur : elisabethlamour

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