Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Saint Alexis de Rome

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Icône sur planche de  tilleul creusée, 15 x 20 cm, 2019

Saint Alexis de Rome (en grec Ἀλέξιος) est un saint très populaire. Son histoire est surtout légendaire, mais on le sait, la légende s’appuie le plus souvent sur des faits réels, ou peut-être la compilation de plusieurs histoires proches. On trouve un récit complet de la vie de saint Alexis vers l’an 900, dans le Synaxaire de Constantinople. Il semble qu’il s’agisse de la synthèse et de la transposition à Rome, de deux légendes du Ve siècle : la vie de Mar Riscia, l’ Homme de Dieu d’Édesse, et celle de saint Jean le Calybite de Constantinople.

La Vie d’Alexis, rédigée originellement en grec et traduite en de nombreuses langues, connaît un grand succès, au point que le Pape Innocent XII doit, au XVIIe siècle déclarer jour chômé, celui de sa fête..

Voici donc son histoire. Fils du sénateur Euphémien et de sa noble épouse Aglaïs, Alexis vit à la fin du IVe, début Ve siècle. Ses parents, très pieux, le fiancent à une jeune fille vertueuse. Alexis la convainc, le soir des noces, de renoncer au mariage. Il s’enfuie et s’embarque pour la Syrie avant de s’arrêter à Édesse. Là, il vend tous ses biens pour les donner aux pauvres et devient un humble mendiant installé sous le porche de l’église de la Mère de Dieu. Il y reste pendant dix-sept ans jusqu’au jour où le portier de l’église, avec l’aide de Marie, l’identifie et divulgue son secret : sa sainteté attire alors les foules.

Par humilité, Alexis quitte Édesse et s’embarque en direction de Tarse, la patrie de saint Paul. Mais des vents contraires reconduisent son bateau vers Rome. 

Ni ses parents, ni sa fiancée restée fidèle, ne reconnaissent ce miséreux couvert de loques, méconnaissable en raison de ses privations. Il se réfugie sous l’escalier extérieur de la maison paternelle, et y passe à nouveau dix-sept années. Il visite les églises mais subit les insultes et les traitements méprisants des serviteurs qui lui jettent des détritus. Il est pourtant nourri sur l’ordre de son père, apitoyé par la misère de ce pauvre mendiant. 

Sentant venir sa dernière heure, Alexis demande un calame, un peu d’encre et un morceau de parchemin. Il y écrit le bref récit de sa vie. Une voix céleste révèle alors sa présence à l’empereur et au pape qui se rendent sous l’escalier. Alexis est mort, mais serre un manuscrit racontant ses origines. Seul l’empereur parvient à desserrer ses doigts et l’on découvre avec stupeur le récit d’Alexis : une vie de renoncement et d’humilité.

Sa dépouille est emportée pour des funérailles solennelles.

Fête le 17 mars (orthodoxe) et 17 juillet (catholique)

Article du 25 avril 2019

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Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

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