Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes


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Saint Clément de Rome

Icône sur planche de tilleul creusée, Saint Clément de Rome, 13 x 17 cm, 2021

Clément de Rome est pape de Rome, de l’an 92 à l’an 99, succédant à Pierre, Lin et Clet ; il est le premier Père apostolique (1).

Saint Irénée, au siècle suivant, raconte que Clément avait vu de ses propres yeux les Apôtres, s’était entretenu avec eux et que leur prédication résonnait encore à ses oreilles. Eusèbe de Césarée, dans sa Chronique au début du IVe siècle et saint Jérôme, un siècle après, parlent également de Clément.

D’autres récits fleurissent mais semblent très enjolivés, tout comme La Légende dorée qui présente de façon détaillée la vie de saint Clément : il y est question de naufrages, de pirates, de miracles incroyables et édifiants, d’une histoire familiale faite de disparitions, d’exils et de retrouvailles… Même Jacques de Voragine met en garde le lecteur expliquant que certaines parties du récit « ne doivent pas être crues à la lettre » !

Il semble cependant digne de foi que Clément ait été exilé en Crimée. Durant cette période, il fut contraint de travailler dans une mine. Là, il aurait fait jaillir de l’eau d’une source miraculeuse. Sa prédication était tellement enthousiasmante qu’elle fut suivie de nombreuses conversions : il fallut construire des églises en nombre.

Ses représentations sont associées à une ancre : est-ce pour illustrer la solidité de sa foi, ou bien fut-il jeté d’un navire avec une ancre au cou comme la peinture le représente fréquemment ? Il est possible qu’il soit mort en martyr de cette façon, mais les témoignages divergent.

Il est l’auteur d’une importante lettre apostolique adressée à la fin du premier siècle par l’église de Rome à celle de Corinthe. Cette lettre, qui respire la bonté, a été authentifiée avec certitude : elle est une des sources de sa renommée. On dit qu’elle atteignit son but qui était de réconcilier les fidèles de Corinthe avec leurs pasteurs. C’est le premier document attestant l’intervention de l’Église de Rome dans les affaires d’une autre Église.

Il est fêté le 23 novembre dans la plupart des églises chrétiennes.

Il est invoqué contre les maladies des enfants. Il est un des saints patrons des enfants, des marins et des tailleurs de pierre. 

  1. On appelle Père apostolique, les personnes et les écrits de la période qui a suivi immédiatement celle des apôtres. Leur contribution s’ajoute aux textes bibliques pour constituer les fondements du christianisme (alors que les textes apocryphes n’entrent pas dans cette catégorie.

Article du 17 mars 2021


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La couleur de mon âme : les réponses en orangé

Peut-être vous souvenez-vous du fameux questionnaire : « Quelle est la couleur de votre âme ? ». C’était en 2014 en lien avec une recherche sur la couleur bleue. J’ai soigneusement conservé toutes les réponses et retrouvé celles qui évoquaient l’orangé. Je me souviens, en approfondissant, que la couleur orange ne suscitait jamais d’indifférence tout comme les autres couleurs  « intermédiaires » telles que le violet ou le vert (et contrairement au bleu qui n’est pas loin de l’unanimité). Est-ce l’impression d’instabilité qu’elles suscitent ? Et qu’évoque spontanément la couleur orange ? Elle est, pour certains, ressentie comme joyeuse, stimulante et dynamisante, et pour d’autres, agressive et dérangeante.

Dans ce questionnaire, étonnamment, la couleur orange remportait 6,5% des suffrages, placée juste entre le rouge à 7% et le jaune à 6% : surprenante position !

Voici donc, telles quelles, quelques-unes des réponses :

  • Chantal (64 ans) : « orange, car l’orange est la couleur du feu qui réchauffe et qui éclaire dans le noir. »
  • Élodie (24 ans) : « orange, pour la gaieté de la couleur »
  • Bigna (64 ans) : « orange, orange et encore orange !! je ne sais pas pourquoi, mais une amie m’a dit il y a longtemps, « en suivant la couleur orange on est sûr de te trouver » ! »
  • Horia (46 ans) : « parce que c’est ma couleurs préférée, inspirante, qui réveille, qui sort de la monotonie (une voiture et un manteau orange, ça frappe le regard) ! »
  • Anne-Marie (59 ans) : « peut-être parce que, en sophrologie, quand on me demande de visualiser une vague d’apaisement je la vois en orange. »
  • Isabelle (53 ans) : « si tant est que j’ai une âme, elle est orange, orange qui tire sur le jaune, très lumineux et chatoyant ! Orange de cadmium (clair), pas d’explication juste la lumière et la jubilation que me provoque cette couleur ! »
  • Jeanne (47 ans) : «  parce que c’est lumineux ! »
  • Lisa (18 ans) : « c’est la première couleur qui me vient à l’esprit quand on me pose cette question ! »
  • Marie-Christine (55 ans) : « orange, c’est tout ! »
  • Nicolas (34 ans) : « Pourtant, ma couleur préférée est le bleu… Le orange, car pour moi c’est une couleur chaude… peut-être aussi un lien avec la couleur des flammes ? » (Précisons que Nicolas est pompier !) 
  • Thérèse (77 ans) : « orange doux, tirant sur un roux doré, lumineux sans éblouir. Je ne sais pas du tout si c’est la couleur de mon âme, c’est seulement une couleur que j’aime ! »
  • Vincent (45 ans) : « la couleur de mon âme pourrait être orange. Parce qu’elle se tourne vers la lumière mais qu’elle est aussi encore un peu en feu… »

(…)

L’âge de mes interlocuteurs était celui de l’année 2014. Je serais curieuse de savoir si l’orangé est resté la couleur de leur âme, tant d’années, d’évènements, d’ombres et de lumières après…

Certains me répondent maintenant, comme :
– Ashley (71 ans) : « C’est fascinant ! Cela me fait me demander quelle est la couleur de MON âme. Je pense que ça pourrait très bien être orange. Voici mes pensées immédiates : lumineuses, brûlantes, passionnées, ouvertes, chaleur, lever et coucher de soleil, le soleil, l’émergence de la vie dans le cosmos… »
– Franck (59 ans) : « J’ai toujours adoré la couleur orange. C’est paisible et méditatif. C’est pour moi la lumière de l’âme »

Article du 14 mars 2021


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La symbolique de la couleur orange

Pigment orangé trouvé dans une petite boutique de Venise

À propos de l’orangé, Kandinsky (1) écrit : « Le rouge chaud, élevé par l’addition de jaune, auquel il est apparenté, donne l’orangé. Du fait de ce mélange, le mouvement en soi du rouge originel devient un mouvement d’irradiation et d’expansion sur l’entourage. Cependant le rouge, qui joue un grand rôle dans l’orangé, y ajoute une note de sérieux. Il ressemble à un homme sûr de ses forces et donne en conséquence une impression de santé. Il sonne comme une cloche de ton moyen qui appelle à l’Angélus, comme une puissante voix de contralto ou comme un alto jouant largo. »

En Occident, l’orangé, couleur chaude par excellence, est associée, dans sa connotation positive, à la chaleur, la joie, la dynamique. On peut noter que le préfixe de orpiment comme celui de orange est « or ».

La couleur orange, comme toutes les couleurs, porte en elle une symbolique ambivalente. Dans Le Dictionnaire des symboles (2), figure cette remarque : « cette couleur symbolise (…) le point d’équilibre de l’esprit et de la libido (…) ». On retrouve cette notion de « couleur d’équilibriste » que j’avais développée dans le premier article sur l’orangé. Peut-être que, dans la composition de la couleur, le basculement vers le rouge ou vers le jaune est possible à chaque instant, ce qui induit cette caractéristique symbolique : une couleur qui peut passer très rapidement de la connotation positive de joie pure, d’amour divin et éternel, à celle de luxure, d’infidélité, ou de trahison…

Ainsi, dans la Rome antique, l’indissolubilité du mariage était manifestée par la couleur orange. Pourtant, au Moyen Âge, les cheveux roux sont associés au diable et à la sorcellerie et c’est la couleur des cheveux de Judas, longtemps utilisée en peinture. Je me demande si la robe jaune-orangée de saint Pierre, en iconographie et dans la peinture médiévale, ne serait pas implicitement associée à son « reniement », la tonalité verte de sa chemise rétablissant l’équilibre.

En Asie, la couleur orange est associée à la celle du safran (de mon côté classé parmi les jaunes, ce qui est très discutable), une teinture végétale de qualité. Dans l’hindouisme, la couleur orange désigne le second chakra du corps humain, en lien avec la créativité et le dynamisme. C’est en même temps la couleur du renoncement, celle des vêtements des sannyasins comme celle de la robe des moines bouddhistes ; on a vu en Occident, dans les années soixante-dix, les adeptes de Rajneesh arpenter les rues de nos villes vêtus de cette couleur. Alors, la couleur orange était aussi « à la mode » et on se souvient des tapisseries, de la vaisselle et des vêtements de style « baba cool »… Typiquement, l’air du temps, son esthétique et l’inconscient se sont alors rejoints : quelle autre couleur aurait pu symboliser à ce point cette période qui a vu la joie et la libération des corps se confondre avec toutes sortes d’excès et de dérives ?

(1) KANDINSKY Wassily, Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, Folio, p. 162
(2) CHEVALIER et GHEERBRANT, Dictionnaire des symboles, Bouquins, 1969


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Les pigments orange

Pigments orange de cadmium entre une rangée de rouges de cadmium et une autre de jaunes

Nous l’avons déjà évoqué, il existe peu de pigments naturels vraiment orange, plutôt des terres et des ocres qui tendent plus ou moins vers cette tonalité.

De même aucun pigment ancien n’est strictement un orange mais révèle des nuances qui s’en approchent : un rouge qui tend vers le jaune, ou un jaune qui tend vers le rouge.

On arrive bien à obtenir de l’orangé en mélangeant du rouge et du jaune, mais la tonalité obtenue est souvent décevante, plus terne que chacun des composants d’origine.

De ce fait, nous allons retrouver ici des pigments que j’avais classés précédemment parmi les rouges ou parmi les jaunes et qui parfois, dans leur subtile bascule, peuvent être considérés comme des oranges.

Depuis l’Antiquité, les peintres utilisent les sulfures d’arsenic comme le réalgar et l’orpiment (je les ai répertoriés dans la rubrique la couleur jaune). L’utilisation de ces pigments très toxiques libère du soufre, surtout lorsqu’on les mélange, et a été globalement abandonnée sauf par certains enlumineurs à la recherche de pratiques ancestrales. J’en conserve quelques échantillons qui m’ont été offerts dans des flacons bien fermés pour la beauté de la nuance, mais ne les utilise pas dans mes icônes ! On trouve du réalgar et de l’orpiment « authentiques » dans le catalogue très complet des pigments Kremer, mais ils portent la mention « toxicité aiguë » et « nocivité environnementale » et ne sont vendus, sous conditions, qu’a des professionnels avertis.

Il en est de même pour le minium et le cinabre, (classés dans la rubrique la couleur rouge), prisés au Moyen Âge et décrits par Cennino Cennini.

Les couleurs de chrome, mises au point à l’orée du XIXe siècle, ont permis l’utilisation de vraies nuances orangées moins toxiques que leurs prédécesseurs antiques et médiévaux, et au fort pouvoir colorant. Leur stabilité s’est avérée insatisfaisante et certains mélanges décevants. Pourtant, Turner (1), Van Gogh et certains impressionnistes s’en sont régalés, jusqu’à la découverte des cadmium plus vifs et moins coûteux. 

Ce fut une étape décisive pour la peinture, quand, en 1820, le chimiste F. Stromeyer, réussit à produire un sulfure de cadmium dont certaines nuances sont d’un orangé vif, franc, très lumineux et couvrant. Nous l’utilisons en iconographie, mais en mélange, avec parcimonie et à la pointe du pinceau, tant les qualités de cette couleur peuvent se transformer en des tonalités qu’on dirait « fluo » et plutôt inadéquates dans notre pratique ! Par ailleurs, la toxicité de ces pigments nécessite également de prendre les précautions adaptées.

Le XXe siècle enfin, a vu le développement de pigments organiques de tonalités moins agressives. L’orangé de molybdène commercialisé à partir de 1935 donne des nuances très variées, couvrantes et stables, destinées à un usage avant tout industriel.

Arrivés à la fin de cette promenade parmi les pigments orangés, on comprend très bien que certains « classements » sont purement théoriques. Rejoindre la catégorie des rouges, des jaunes, ou des orangés relève de l’arbitraire et de la sensibilité aux couleurs de chacun. Cela n’enlève rien au plaisir de faire intervenir dans nos compositions cette pointe de gaieté et de chaleur qui me fait penser au coucher du soleil sur l’île de Florès, l’île située à l’extrémité ouest des Açores, attendu chaque soir de temps clair par une dizaine d’admirateurs assis sur un simple muret.

Soir d’été sur Florès

(1) Voir le catalogue Turner et la couleur édité par Le Centre d’art Caumont à Aix en Provence à l’occasion d’une exposition en 2016.

Article du 9 mars 2020


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La couleur orange, une couleur d’équilibriste

Pigments oranges

C’est très dur d’être un vrai orange, une couleur qui ne bascule ni vers le jaune, ni vers le rouge, ni vers le brun ou le beige : c’est un point d’équilibre très subtil qui nécessite juste la bonne luminosité, la bonne saturation et la bonne longueur d’onde ! L’orangé est classé parmi les couleurs chaudes, mais glisse vers le marron ou le brun quand elle est moins saturée et moins lumineuse et vers le beige quand elle est lumineuse mais peu saturée.

La couleur orange n’est pas toujours présentée dans les ouvrages sur les couleurs mais seulement considérée comme sorte de couleur intermédiaire, moins valorisée que le violet ou le vert, considérées comme des couleurs à part entière. Ainsi, un de mes livres de référence, celui de Anne Varichon, Couleurs, ne consacre aucun chapitre à la couleur orange.

Dans le code des couleurs, l’orangé est souvent considéré comme la couleur qui annonce le rouge, comme si elle n’avait pas une vraie place, qu’il s’agisse de celle du feu orangé (qui risque à tout instant de passer au rouge) ou de l’alerte orange ! D’ailleurs, l’impression d’incertitude est renforcée par le fait que le feu orange… est souvent clignotant !

L’histoire confirme cette posture mouvante d’une couleur nommée tardivement, au XVIe siècle, car longtemps associée soit au rouge, soit au jaune. Le vocabulaire a fait appel au fruit éponyme rapporté d’Orient (par les croisés ?), ce qui est un cas unique. Une autre particularité de la couleur réside dans l’appellation indifférente de orange ou orangé. Je ne sais pas pourquoi.

Michel Pastoureau distingue (1) avec grande justesse le sentiment que provoque la couleur orangée rencontrée dans la nature (la couleur de l’orange, de l’abricot, de la carotte, de la citrouille ou de certaines fleurs) et celle obtenue de façon artificielle (article en préparation). D’ailleurs, il existe très peu de pigments orangés « naturels » : je pense à certain ocres (des oxydes de fer) mais qui sont typiquement classés parmi des rouges ou des jaunes, comme le jaune de mars ou l’ocre rouge ercolano. Sur le catalogue de Okhra (2), on trouve seulement cinq pigments classés parmi les pigment orange : ocre havane, orange, orange ercolano, orange fluo et orange abricot de Puisaye… 

Pour ces deux raisons (rareté du pigment naturel et distinction tardive d’avec le jaune ou le rouge), il me semble y avoir peu de symbolique dans l’iconographie traditionnelle ni dans la peinture médiévale attachée à cette couleur. On parle de brun lumineux, ou de jaune chaud dans les codes de couleur des vêtements des saints.

Le nuances d’orangé sont pourtant nombreuses, appréciées de nombreux peintres et leur dénominations évocatrices : abricot, aurore, corail, cuivre, roux, soleil couchant, mandarine ou safran…

Je vous propose de prolonger cette réflexion avec trois autres articles à venir : la symbolique de l’orangé, les pigments orange et la couleur de mon âme en orange

  1. PASTOUREAU Michel, Dictionnaire des couleurs de notre temps, 2007, C. Bonneton
  2. Okhra, Écomusée de l’ocre à Roussillon (84)

Article du 6 mars 2021


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Saint Louis, roi de France

Icône sur planche de tilleul creusée, 15 x 20 cm, 2021

Louis IX naît à Poissy, près de Paris en 1214. Il accède au trône à l’âge de douze ans, sous la régence de sa mère, Blanche de Castille. Il règne pendant quarante-quatre ans.

Sa vie est connue grâce aux Chroniques écrites par Jean de Joinville, un de ses proches amis, et biographe.

Beaucoup d’entre nous ont gardé dans leur imaginaire l’image d’un souverain rendant la justice à l’ombre du vieux chêne de son château de Vincennes. Saint Louis incarne le sens de la justice, la piété et la charité : « Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. »

On dit qu’il était très bel homme. À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence, un mariage heureux, tendre et fidèle qui leur donne onze enfants !

Il assure la paix intérieure du royaume en régnant avec fermeté, sagesse et le désir de rendre la même justice pour tous. Il est un législateur énergique, toujours soucieux de son peuple et en particulier des plus pauvres.

Il dirige deux croisades. Il part la première fois en 1248 (avec son épouse enceinte !). Il est fait prisonnier en Égypte avec toute son armée et doit payer une substantielle rançon pour rentrer en France. À son retour, il entreprend de grandes réformes, en particulier l’interdiction du duel judiciaire.

Très pieux, il prie beaucoup et fonde hôpitaux et monastères. Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

Pour abriter sa collection de reliques et en particulier la couronne d’épines (1), il crée la Sainte-Chapelle à Paris, conçue comme une châsse de lumière et de vitraux.

Il favorise une période de développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime échanger avec saint Bonaventure ou saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l’achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. 

Son grand souci est de pacifier, de réconcilier et d’éteindre les conflits, en particulier entre la France et l’Angleterre (1258). Mais il rêve aussi de retourner en Terre Sainte pour convertir le sultan d’Égypte, mais cette fois, il ne dépasse pas Tunis, où il meurt de dysenterie en 1270.

Il est canonisé en 1297. Sa fête est fixée au 25 août, jour de sa mort.

Il est représenté en habits royaux avec des fleurs de lys. Il tient un sceptre, quelquefois un globe, ou la couronne d’épines, ou encore une maquette de la Sainte-Chapelle. Il porte parfois une armure qui évoque la croisade.

Il est considéré comme protecteur des charpentiers, des coiffeurs (on raconte qu’il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille) et de nombreuses autres professions. On l’invoque contre la cécité et la surdité.

(1) Merci à Michel pour ce complément : « La relique est arrivée en 1239 à Paris, et les croisés ne sont arrivés que dix ans plus tard en terre sainte. La translation des reliques de Notre-Dame à la Sainte-Chapelle a eu lieu deux mois avant le départ pour la croisade. »

Article du 3 mars 2021