Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes

Le monastère de Cantauque

4 Commentaires

Cet été, un peu au hasard des routes, nous sommes arrivés, à une trentaine de kilomètres de Carcassonne, dans les Hautes-Corbières de l’Aude, au monastère orthodoxe de Cantauque. Fondé en 2002 par une petite communauté de moines français venus de Jérusalem en Terre Sainte, il est situé au milieu de nulle part, à l’écart du village, dans la grandeur et l’immensité de la nature, sur un vaste domaine agricole et forestier.

Au bout du chemin après quelques virages bien tortueux, il est temps de garer la voiture et de se diriger à pieds vers le bâtiment. Quelques chevaux paissent tranquillement dans les champs, les collines ondulent, la forêt n’est pas loin : tout est calme et tellement silencieux. Le monastère, d’une grande sobriété, est soigné et coloré à la fois. Chaque détail semble refléter la beauté divine : l’agencement des parterres de fleurs de toutes les couleurs, la clochette pour alerter de la présence du visiteur…

L’accueil est à la hauteur du lieu, à la fois sobre et chaleureux. Je crois que nous avons été accueillis par le père Jacob avant de continuer la visite avec le père Samuel. Nous sommes alors entrés alors dans le cloître, un ancien hangar totalement transformé après dix ans de travaux. Dans ce havre de paix, des fresques de la Création couvrent les murs et au centre, la fontaine de vie symbolise la Vie jaillissante de la Parole de Dieu. Les fresques, peintures murales et icônes ont été réalisées au fil du temps par la main de divers moines et artistes. J’ai pensé à mes élèves et à leur travail sur la Création et en particulier à Solange.

Le monastère dépend de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, actuellement présidée par le Métropolite Joseph.

La communauté des moines vit selon la règle traditionnelle du monachisme orthodoxe. Elle célèbre ses offices en français qu’elle chante selon la tradition byzantine. Dans ce but, elle a entrepris un travail d’adaptation de cette musique orthodoxe à la langue française. La musique liturgique associe les huit tons latins avec les mélodies d’origine slave.

Elle a aussi traduit et édité les Divines Liturgies de Saint Jean Chrysostome et de Saint Basile ainsi que les psaumes d’après la Septante. Elle édite depuis 2010 tous les trois ou quatre ans, l’Annuaire de l’église orthodoxe en France.

Nous avons été invités à suivre l’office et avons pu nous imprégner de toute cette beauté. Nous avons vénéré les icônes, pris notre place dans l’église comme on prend sa place dans le monde. Un enfant a commencé à psalmodier d’une voix légère : c’était un moment de paix hors du temps et « des soucis de ce monde ». (1)

(1) Extrait de l’Hymne des chérubins (Cherubikon χερουβικὸς ὕμνος)

Ci-dessous, la galerie présente une partie du cycle de la Création dans le cloitre, mais je reviendrai plus tard en détail sur ce thème :

Auteur : elisabethlamour

peintre d'icônes

4 réflexions sur “Le monastère de Cantauque

  1. merci denous faire partager vos découvertes ! c’est passionnant

  2. Elisabeth, this monastery looks so peaceful and inviting. I could see myself there!

  3. Merci pour vos encouragements !

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