Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes


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La dernière de « Carnets de peinture » (émission du 1er juillet)

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPendant ces deux années, j’ai lu et relu les écrits des peintres médiévaux, les conseils donnés par les aînés aux plus jeunes, ces « carnets de peinture » souvent passionnants, transmis à travers les générations. Cela a donné une émission qui entrait, dans l’esprit du carnet de voyage, dans les coulisses d’un art bien vivant, qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail… 

Leur actualité m’a beaucoup impressionnée et j’espère vous avoir fait partager un peu de cet enthousiasme. Ainsi, nous avons suivi le moine Théophile et son Traité des divers arts au XIIe siècle, Le Livre de l’art du peintre Cennino Cennini à la fin du XIVe, et écouté ses conseils parfois pertinents, parfois loufoques. Nous avons entendu d’improbables recettes situées à mi-chemin entre l’art, la chimie et l’alchimie. Nous avons appris comment nous pourrions fabriquer nos pinceaux ou préparer nos feuilles d’or, nos enduits et nos couleurs. Nous avons compris que pour bien dessiner, il faut dessiner tout le temps, contempler et s’inspirer des œuvres des maîtres. Nous avons cheminé aux côtés de Didron, l’archéologue du XIXe siècle et partagé sa redécouverte des écrits de Denys de Fourna, comme sa rencontre avec le moine Joasaph et ses apprentis, en plein travail sur un échafaudage au Mont Athos. Nous avons croisé la figure du peintre Panselinos au XIIe siècle et celle du peintre roumain Radu au XVIIIe siècle. Nous avons écouté Hermann Hesse, Fra Angelico, Victor Hugo : tout un foisonnement de visages, d’œuvres, d’expériences, d’amour de l’art et de recherche de la beauté. C’était un voyage dans l’espace et dans le temps qui m’a donné l’impression de transmette à mon tour le relais qui s’était déposé un jour dans mes mains. Je pense particulièrement à Ludmilla qui m’a enseigné la peinture de l’icône. 

Nous sommes les maillons d’une grande chaîne : que celle de l’art et de la beauté perdure partout, et reste la petite flamme qui palpite dans tous les coins de ce monde qui ne va pas très bien.

De mon côté, je vais continuer à lire, à peindre, à transmettre, à admirer, à tendre comme je le peux ce fil de soie coloré qui, comme les pas du pèlerin ou les mots du poète, trace une route aussi invisible que certaine.

Vous pouvez retrouver les textes de ces deux années d’émission sur mon site à la rubrique actualités, ainsi que les autres thèmes que j’ai encore en tête et continuerai à partager. Les podcasts sont disponibles ici.

Article du 1er juillet 2019


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Le glycasme (émission du 3 juin)

Chaque lundi à 11 h 05 sur RCF Isère (103.7), retrouvez la série d’émissions intitulée Carnets de peinture. Dans l’esprit du carnet de voyage, entrons dans les coulisses d’un art aujourd’hui bien vivant, qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail… Tous les « épisodes » précédents sont sur ce site à la rubrique « actualité » ; les liens avec les podcast sont ici

glycasmeUne fois les fonds sombres posés, ces proplasme ou sankir aux couleurs de terre que nous avons décrits les semaines précédentes, le peintre médiéval ou le peintre d’icônes va éclairer les parties saillantes des visages et des corps, les reliefs, en réalisant une sorte de travail « en négatif ». À ce moment-là, on ne dit pas qu’on place des ombres, mais on parle de lumière, et comme nous allons le voir, ce n’est pas une invention contemporaine de dénomination !

Écoutons par exemple les conseils du moine Théophile au XIIe siècle, dans le Traité des divers arts : « Mêlez avec la simple couleur de chair de la céruse broyée, et composez la couleur qui est appelée lumière. Vous en éclairerez les sourcils, le nez dans sa longueur, le dessus des ouvertures des narines des deux côtés ; les traits fins autour des yeux, au-dessus des tempes, au-dessus du menton, près des narines et de la bouche, des deux côtés, la partie supérieure du front, un peu entre les rides du front, le milieu du cou, le tour des narines, ainsi que les articulations des mains et des pieds extérieurement, et toute rotondité des mains, des pieds et des bras au milieu. » 

Denys de Fourna, dans Le Guide de la peinture, décrit à peu près le même procédé et appelle glycasme la couleur des éclaircissements, dans un chapitre intitulé « Comment il faut faire les carnations ». Écoutons-le : «  Lorsque vous aurez fait le proplasme et esquissé un visage ou une autre partie, vous ferez les chairs avec le glycasme dont nous vous avons donné la recette, et vous l’amincirez sur les extrémités, afin qu’il s’unisse bien au proclame. Vous ajouterez de la couleur de chair sur les parties saillantes, en l’amincissant comme le glycasme, peu à peu. Chez les vieillards, vous indiquerez les rides, et chez les jeunes gens, les angles des yeux. Ensuite, vous emploierez le fard avec précaution pour donner de la lumière, mélangeant les touches de fard et celles de couleur chair, d’une manière très légère d’abord, en augmentant ensuite la force. C’est ainsi que l’on fait les chairs suivant Panselinos. » 

Il s’agit bien, dans toutes les descriptions, de partir de la couleur de terre pour progressivement « monter en lumière ». Souvenons-nous que Panselinos est un peintre du XIIe siècle et que nous suivons toujours à peu de choses près, ces recommandations dans nos ateliers d’iconographie.

Nous continuerons la semaine prochaine avec les recommandations de Cennini.

Article du 3 juin 2019


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Proplasme, sankir ou posch (émission du 13 mai)

Chaque lundi à 11 h 05 sur RCF Isère (103.7), retrouvez la série d’émissions intitulée Carnets de peinture. Dans l’esprit du carnet de voyage, entrons dans les coulisses d’un art aujourd’hui bien vivant, qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail… Tous les « épisodes » précédents sont sur ce site à la rubrique « actualité » ; les liens avec les podcast sont ici

Noe attribué à Panselinos

Fresque représentant Noé et attribuée à Panselinos

Après avoir décrit les couleurs les plus utilisées par les artiste médiévaux, Cennino Cennini, dans son Livre de L’art, nous parle de la progression à suivre pour peindre les visages. D’un auteur à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un atelier à l’autre, on relève des différences de dénomination et de procédure. Mais d’une façon générale, le principe est toujours le même depuis la nuit des temps : une couche de base, sorte d’imprimature (1) est posée sur tous les fonds. Tout ce qui est vivant, et principalement la peau des personnages, est recouvert, pour commencer, d’une couleur sombre qui évoque la terre et qu’on appelle communément proplasme. Cennini la nomme verdaccio à Florence et bazzeo à Sienne. Dans un ouvrage plus ancien, Le Traité des divers arts, datant du début du XIIe siècle, le moine Théophile utilise le terme de posch. On parle de sankir en Russie. La tonalité tire vers le brun vert sombre pour les icônes de l’École de Pskov ; elle est plus lumineuse pour celles de l’École de Moscou, marron pour les icônes grecques ou celles de l’École de Novgorod, veloutée pour les icônes italo-crétoises.

Dans le Guide de la peinture, Denys de Fourna donne la recette du proplasme de Panselinos, ce peintre du XIIIe siècle que nous avions présenté l’année dernière (2). La recette est imprécise mais on comprend que Panselinos mélangeait dans des proportions indéchiffrables, de l’ocre, du vert, du noir et une couleur d’ombre.

Cennini indique qu’on fabrique le verdaccio en mélangeant une partie de noir et deux d’ocre (chap. LXXXV). Le moine Théophile propose plusieurs recettes. Selon d’autres auteurs, on y adjoint de la terre verte, parfois un peu de blanc de Saint Jean ou de brun.

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Les pigments pour le proplasme

Nous avons opté, dans notre atelier, pour un mélange composé pour environ trois parts d’ocre jaune, ½ part de terre verte et ½ part de noir, proportions qui évoluent selon la luminosité de l’ocre jaune utilisé. Cela crée une base terreuse qui explique pourquoi les icônes paraissent souvent sombres et pourquoi on distingue des zones presque vertes sur beaucoup de visages des peintures médiévales. Peu à peu, le fond sombre va être éclairé, dans la suite du travail, par des couleurs de plus en plus riches en tonalités claires, rouges et blanches. Nous approfondirons le sens symbolique et spirituel très fort de ces tonalités lors des deux prochaines émissions.

  1. L’imprimeure ou imprimature est, en peinture, une technique de préparation du support qui consiste à appliquer une couche d’impression sur le support à peindre, afin de le préparer à l’emploi.
  2. Voir l’article du 30 octobre 2017 ici

Article du 13 mai 2019


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Denys de Fourna et Panselinos (émission du 30 octobre)

Chaque lundi à 11 h 05 sur RCF Isère (103.7), retrouvez la nouvelle série intitulée Carnets de peintures. Dans l’esprit du carnet de voyage, entrons dans les coulisses d’un art aujourd’hui bien vivant, qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail… Tous les « épisodes » précédents sont sur ce site à la rubrique « actualité » ; les liens avec les podcast des émissions précédentes sont ici

Et voilà Didron, notre archéologue, qui continue son périple à la recherche d’une copie du précieux manuscrit, Le Guide de la peinture. Bien sûr, il rencontre encore quelques péripéties, car les vieux moines, qui détiennent le document, ne comptent pas s’en séparer si facilement. Le document constitue l’appui, le point de départ de tout leur travail, depuis la formation des apprentis jusqu’aux réalisations finales. Il finit par en trouver un exemplaire chez le vieux moine et peintre Macarios, qui accepte de le lui faire copier. Un an plus tard, il reçoit enfin le fameux texte et peut en commencer la traduction et l’annoter avant de le publier en 1845.

Une fresque attribuée Panselinos (saint Jean dictant l'Apocalyse à Procore)

Une fresque attribuée à Manuel Panselinos : saint Jean dictant l’Apocalypse à son disciple Procore

On découvre que l’auteur du cœur du manuscrit est un certain Denys, peintre au monastère de Fourna : né autour de 1670, il finit ses jours vers 1745. Dans l’introduction de l’ouvrage, Denys se présente : il raconte qu’il a étudié l’art depuis l’enfance, avec beaucoup de peine, à Thessalonique, en s’efforçant de suivre les traces de celui qu’il considère comme son maître, Manuel Panselinos de Thessalonique.

On sait très peu de choses sur ce maître oublié, sauf ce qu’en raconte Denys : il dit toute son admiration pour celui était « comparé à la lune dans toute sa splendeur ». Il explique que celui-ci n’a pas voulu que se perde une somme d’art et de connaissances immenses et a cherché à consigner son expérience et son savoir à l’aide de son élève, Cyrille de Chio. On dispose de peu de précisions historiques, mais Didron, dans une note de bas de page écrit : « Panselinos est ce peintre du XIIe siècle, le Raphaël ou plutôt le Giotto de l’école byzantine, dont on montre des fresques dans la principale église de Karès, au mont Athos. On dit qu’il vivait sous l’empereur Andronic 1er. Ces fresques, assez remarquables de dessin et d’expression, ont beaucoup souffert dans la couleur, qui est enfumée. Il est difficile de dire si ces peintures datent réellement du XIIe siècle ; elles nous ont semblé (…) beaucoup plus anciennes que les peintures analogues qu’on voit dans les différents monastères du mont Athos et des Météores. »

Ainsi, pour tenter de résumer, on peut dire que Le Guide de la peinture est un ouvrage composite : transcrit au XIXe siècle, il est l’œuvre d’un peintre du XVIIIe siècle, qui lui-même s’inspire largement du travail d’un prédécesseur du XIIe, sans oublier les ajouts, notes et précisions des peintres qui se sont succédé à travers tout ce temps.

Cela nous conduira, la semaine prochaine, à approfondir la notion de la transmission dans la peinture médiévale, et plus largement.

Article du 30 octobre 2017


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La découverte du « Guide de la peinture » (émission du 16 octobre)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAChaque lundi à 11 h 05 sur RCF Isère (103.7), retrouvez la nouvelle série intitulée Carnets de peintures. Dans l’esprit du carnet de voyage, entrons ensemble dans les coulisses d’un art aujourd’hui bien vivant, qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail… Tous les « épisodes » précédents sont sur ce site à la rubrique « actualité » ; les liens avec les podcast des émissions précédentes sont ici

Adolphe-Napoléon Didron n’a pas encore de réponse à ses interrogations et continue son voyage. Il se dirige vers Karès, la capitale de l’Athos, siège du gouvernement ecclésiastique, afin d’obtenir les autorisations nécessaires à la poursuite de ses recherches.

Durant un mois, il visite tous les monastères et les ermitages. Tandis que son compagnon mesure et dessine sans relâche, Didron prend des notes et s’étonne de la richesse des peintures et des fresques qui non seulement couvrent les murs des églises, mais aussi des réfectoires ou des endroits les plus reculés. Encore une fois, il est frappé par la ressemblance et la cohérence avec tout ce qu’il a découvert jusque là…

Après un nouveau périple d’un mois, il décide de rentrer à Esphigménou, ses carnets couverts d’observations, de notes et de dates, mais l’esprit empli de questions relatives à la manière de peindre. Il y retrouve Joasaph, qui a bien avancé dans son entreprise. Didron l’interroge sur les artistes dont il a retrouvé les noms, tracés discrètement au pinceau sur les murs des églises ou des réfectoires. Mais personne ne semble les connaître ni s’en souvenir, à part peut-être un certain Manuel Panselinos qui aurait été une sorte d’initiateur.

Joasaph, le peintre d’Esphigménou répond aux questions de Didron tout en continuant à esquisser et à peindre. Alors que l’archéologue s’extasie, une fois encore, devant sa prodigieuse facilité, son travail sans esquisses et son étonnante mémoire, le peintre lui rétorque « Mais, monsieur (…), tout cela est moins extraordinaire que vous ne dites, et je m’étonne de votre surprise, qui augmente loin de cesser. Tenez, voici un manuscrit où on nous apprend tout ce que nous devons faire. Ici, on nous enseigne à préparer nos mortiers, nos pinceaux, nos couleurs, à composer et disposer nos tableaux ; là, sont écrites les inscriptions et les sentences que nous devons peindre, et que vous m’entendez dicter à ces jeunes gens, mes élèves. »

Adolphe-Napoléon saisit avec empressement le manuscrit que lui montre Joasaph… Il a pour titre Le Guide le la peinture, et donne enfin à notre archéologue la clé qui lui manque. C’est l’ouvrage qui sera également notre fil conducteur pour cette série d’émissions.

Article du 16 octobre 2017


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« Le Guide de la peinture » (Manuel d’iconographie chrétienne grecque et latine) (émission du 11 septembre)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAChaque lundi à 11 h 05 sur RCF Isère (103.7),  retrouvez la nouvelle série intitulée Carnets de peintures. Dans l’esprit du carnet de voyage,  entrons ensemble dans les coulisses d’un art aujourd’hui bien vivant qu’on peut appeler l’« art sacré traditionnel ». Il concerne, entre autres, la peinture de l’icône, la fresque, l’enluminure, la calligraphie, la mosaïque, la taille de pierre, l’orfèvrerie ou le vitrail…

Je présente aujourd’hui l’ouvrage sur lequel je vais m’appuyer lors de notre périple. Il s’agit d’un manuel retrouvé et mis en forme au XIXe siècle, sorte de compilation de notes d’artistes, copiées à la main et transmises à travers le temps depuis le XIIe siècle. Il s’intitule Manuel d’iconographie chrétienne grecque et latine ou Le Guide le la peinture.

Je vais essayer de résumer l’histoire de ce document, ce qui n’est pas facile car de nombreuses imprécisions l’entourent.

En 1839, Adolphe-Napoléon Didron, un archéologue spécialiste du Moyen Âge français, entreprend un voyage en Grèce et au mont Athos. Il est frappé par la beauté et la cohérence des motifs des fresques et des peintures qu’il découvre, leur style et leur ordonnancement ; il cherche à comprendre s’il existe des recommandations spéciales données aux peintres. Après tout un périple, il finit par découvrir l’existence d’un « manuel du peintre », une sorte de vademecum du fresquiste et de l’iconographe, inlassablement recopié depuis des siècles. Il interroge et transcrit ses observations dans ses carnets et comprend que le travail des artistes byzantins s’appuie sur des notes, transmises de génération en génération, probablement depuis le XIIe siècle. L’essentiel du texte est attribué à un certain Denys de Fourna qui vécut dans un monastère au début du XVIIIe siècle. Un peintre du XIIe siècle, presque inconnu aujourd’hui, Manuel Panselinos de Thessalonique, serait peut-être à l’origine du manuscrit. L’ouvrage s’est ensuite étoffé, au fil du temps, par les notes d’autres artistes qui l’ont eu entre les mains et l’ont utilisé pour guider leur travail.

Après bien des obstacles, des rencontres et des recherches, Adolphe-Napoléon Didron parvient à se procurer une copie du précieux document, à le faire traduire puis à le publier en 1845 (1), encouragé dans son entreprise par le gouvernement de l’époque, mais aussi par Victor Hugo et par le roi Louis Ier de Bavière. Il enrichit le texte d’origine de nombreuses notes et fait le parallèle, chaque fois que possible, entre cette compilation, témoignage de l’art byzantin, et l’art du Moyen Âge occidental.

(1) Adolphe-Napoléon Didron, (1806-1867), Manuel d’iconographie chrétienne grecque et latine (Denys de Fourna 1670?-1745?), Paris, impr. Royale, 1845. XLVIII + -483 p., avec index.

Article du 11 septembre 2017