Elisabeth Lamour

Peintre d'icônes


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Sainte Foy de Conques

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Sainte Foy de Conques, 21 x 35 cm, 2017

Sainte Foy naît à Agen (1) en 290 dans une famille noble gallo-romaine. Son histoire oscille, comme celle de nombreux saints, entre histoire et légende.

Foy est instruite et sensibilisée à la foi par sa nourrice. Elle demande à saint Caprais de la baptiser à l’insu de sa famille. Encore enfant, elle consacre son temps à prier et à secourir les pauvres.

En 303, Dacien, préfet d’Agen, relance les persécutions contre les chrétiens. Elle est dénoncée par son père et subit l’épreuve du feu (couchée sur un lit d’airain) mais la pluie éteint le feu. Elle est décapitée le 6 octobre (martyre en même temps que sa sœur Alberte, ses frères Prime et Félicien et d’autres chrétiens de la ville).

On ne parle guère d’elle en dehors de la région jusqu’au jour où un moine de Conques vole ses reliques dans l’église d’Agen pour les porter dans son abbaye et attirer les pèlerins, pratique assez courante au Moyen Âge (2). Dès lors, l’abbaye qui se trouve sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, connait une grande prospérité : les pèlerins s’arrêtent pour prier devant la belle statue d’or qui contient ses reliques.

La célébrité de sainte Foy s’étend en Espagne, au Portugal et jusqu’en Amérique. De nombreuses villes (« Santa Fe ») font référence à son nom.

Saint Jacques et sainte Foy, diptyque

Saint Jacques et sainte Foy

Sainte Foy est la patronne des enfants et des prisonniers.
(1) L’Église d’Agen a été fondée au IVe siècle à la suite des martyres de Sainte Foy, Saint Caprais, Saint Vincent et de nombreux jeunes chrétiens.
(2) Un commentaire de Michel Coirier : « Les reliques de la petite Foy ont fait l’objet d’une « translation furtive » d’Agen à Conques. L’expression est superbe. Aujourd’hui encore, le premier dimanche d’octobre, pour sa fête, l’extraordinaire reliquaire médiéval est extrait du trésor de Conques et exposé dans la superbe église rouergate. Belle histoire à l’origine de cette très belle icône.
L’expression « translation furtive » provient de commentaires d’époque ou un peu postérieurs. En droit, les reliques ne pouvant pas avoir de valeur marchande, le vol est impossible. Les Agenais furent très fâchés. Aujourd’hui, l’évêque d’Agen vient volontiers à Conques pour la fête de la jeune sainte. »